Mouvance Partenia

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Nous luttons contre la pauvreté et contre l'exclusion, là où nous

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Déclaration commune
Les organisations s’opposent à l’amalgame
Peu de temps après son installation, le Ministre de l’Immigration, l’intégration, l’identité nationale et la coopération a pris l’initiative de rencontrer les organisations de défense des étrangers.
Avant tout autre chose, les organisations signataires tiennent à exprimer leur extrême répugnance à l’égard de l’apparition de l’« identité nationale » dans la dénomination du ministère entre autres chargé de l’immigration. Cette idée laisse, en effet, supposer que la sauvegarde d’une supposée « pureté nationale », polluée par les migrants, figurerait parmi les objectifs de ce ministère.
Le concept d’« identité nationale » s’inscrit, comme l’ont écrit les historiens démissionnaires de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, « dans la tradition d’un nationalisme fondé sur la méfiance et l’hostilité aux étrangers, dans les moments de crise ».
L’invitation de M. Hortefeux aux organisations qui prennent en charge la défense des étrangers nous apparaît comme une entreprise de communication à quelques jours des élections législatives visant à endormir l’opinion publique et les médias et qui fait l’impasse sur la réalité des politiques menées et leurs conséquences humaines tragiques.
 
...

Voir  la suite dans :   http://www.gisti.org/spip.php?article928

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APPEL DU RESEAU TERRA

Donnez lui force, signez cet appel et faites le signer !
En ligne :
http://terra.rezo.net/article602.html

Identité nationale et immigration :
inversons la problématique !

    Les huit personnalités qui viennent de démissionner du projet de
Cité nationale de  l'histoire de l'immigration (CNHI), particulièrement
compétentes sur l'histoire de l'immigration mais aussi de
l'antisémitisme, du racisme et de la xénophobie, en France, ont rappelé
avec raison que la création d'un Ministère associant dans son intitulé
identité nationale et immigration "s'inscrit dans la trame d'un discours
stigmatisant l'immigration et dans la tradition d'un nationalisme fondé
sur la  méfiance et l'hostilité aux étrangers, dans les moments de
crise". Nous approuvons également l'Association française des
anthropologues qui rappelle que "lorsque l'État s'empare du thème de
l'identité nationale, c'est partout une incitation directe au mieux à la
xénophobie, au pire à des violences entre groupes d'origines différentes."

    L'invention d'un nouveau Ministère n'est en effet pas un acte neutre
mais un acte de gouvernement à forte portée idéologique. Il
institutionnalise un système de pensée, légitime les discours et les
actes qui s'y réfèrent, tant des fonctionnaires que des citoyens, et
active l'action publique dans un sens déterminé. De quel système de
pensée procède le positionnement, au plus haut niveau de la hiérarchie
symbolique et administrative de l'Etat, de l'identité nationale face à
l'immigration, mais aussi face à l'intégration qui concerne tous les
étrangers et leurs différences et face au codéveloppement ainsi
officiellement réduit à un dispositif antimigratoire ?

      Par ce cadrage idéologique et par les politiques qui en
résulteront, la création de ce Ministère va enraciner plus encore dans
notre culture politique l'opposition entre la question nationale et le
fait migratoire. Il risque d'ouvrir une nouvelle page de notre histoire,
celle d'un nationalisme d'Etat et d'une xénophobie de gouvernement
tendant à stigmatiser l'étranger comme un problème, un risque, voire une
menace pour l'intégrité ou l'identité nationale.

    Si, au contraire, la finalité politique de ce gouvernement et, plus
largement, des élites dirigeantes de ce pays, est de réduire ce risque,
il leur incombe alors d'examiner l'hypothèse d'une problématique
inversée : s'il y a un problème entre l'immigration et l'identité
nationale, il provient de la place qu'occupe aujourd'hui, au terme d'une
évolution de plusieurs décennies déjà, l'enjeu national dans les débats
politiques. De même que l'antisémitisme ne résultait pas d'un "problème
juif", la xénophobie qui s'exprime aujourd'hui ne résulte pas d'un
"problème migratoire" mais d'une montée en puissance des idéologies
xénophobes dans nos cultures politiques.

    Nous appelons par la présente l'ensemble des institutions
d'enseignement et de recherche,  y compris les professeurs d'écoles, de
collèges et de lycées, les revues de sciences humaines et sociales,  les
journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision, les
organismes de réflexion affiliés à des partis politiques, syndicats et
associations à assumer leurs responsabilités intellectuelles dans un tel
contexte historique.

        Nous les appelons à ouvrir, organiser et animer
systématiquement, selon des modalités propres à chacun, un vaste
chantier national  de recherche, de débat et de réflexion sur les
orgines des nationalismes, xénophobies et discriminations ainsi que sur
les causes de leurs réapparitions périodiques dans l'histoire de
l'humanité. Dans les cinq ans qui viennent il conviendra d'analyser
particulièrement le rôle que peuvent jouer les institutions publiques
dans l'exacerbation de ces phénomènes sociaux.


Donnez lui force, signez cet appel et faites le signer !
En ligne :
http://terra.rezo.net/article602.html


Le réseau scientifique TERRA
(Travaux Etudes et Recherches sur les Réfugiés et l'Asile)
___________________
Contact :
Groupe de Pilotage du réseau scientifique TERRA
http://terra.rezo.net/
 
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Au secours des enfants sorciers.
 
Je n’avais pas vu la première émission de Sept à Huit  (TF1) sur le sujet. Mais j’ai eu la chance de me trouver devant un poste dimanche dernier pour la suite.
 
Résumé de la première émission, diffusée le 11 mars 2007 :
 
LES ENFANTS SORCIERS DE KINSHASA
Kinshasa, huit millions d’habitants au bord du fleuve Congo et 25 000 enfants abandonnés. Les ¾ d’entre eux ont été chassés par leurs familles avec un même motif : ces gamins seraient de petits sorciers, des « shégués » en langage local… Un mort, une maladie, une accumulation de problèmes dans une maison ? Ce sont eux qu’on accuse. La sorcellerie est devenue la «bonne excuse » pour se débarrasser de bouches en surnombre dans un pays où la pauvreté a explosé avec la guerre civile. Ruben et Joseph ont 10 et 7 ans. Deux frères dont le père et la mère ont disparu et que leur grand-mère a accusé d’avoir causé la mort de leurs deux petits cousins, décédés en fait d’une pneumonie. Car ce sont souvent les oncles, les grands-parents ou les secondes épouses qui poussent les gamins à la rue. Et qui ne leur épargnent rien : privations de nourriture, tentatives de désenvoûtement, interdiction de jouer avec les autres enfants ou encore expulsion de l’école. Arnold est éducateur de rue ; il a provisoirement pris Joseph et Ruben sous son aile. Grâce au soutien d’une ONG française, il essaie de recueillir les « shégués ». Mais les moyens manquent face à l’ampleur du problème. Et nombre de ces gamins abandonnés sombrent dans l’alcool, la drogue ou la prostitution. Reportage d’Emmanuel REITZ au Congo sur ces enfants maudits.
 
 
Et pour ceux qui n’ont pas vu la suite, voici le résumé du second reportage (diffusé le 27 mai 2007) :
 
Au secours des enfants sorciers
Ils faisaient partie des millions de téléspectateurs qui regardaient Sept à Huit le 11 mars dernier. Pour ce couple parisien fortuné, impossible d’oublier le reportage diffusé ce jour là sur les enfants sorciers de Kinshasa. Touchés par le sort de ces gamins accusés de sorcellerie par leurs familles pour mieux s’en débarrasser, ils ont pris la décision de partir au Congo pour sauver de la rue et de la misère les deux jeunes frères que nous avions suivis alors que leur famille les abandonnait. Sylvie et Philippe qui ont déjà trois enfants ont décidé de s’envoler pour Kinshasa et de retrouver Ruben et Joseph, 7 et 10 ans, deux petits orphelins accusés d’être ” possédés ” par leur grand-mère et leurs oncles. Malgré les séances de désenvoûtement particulièrement violentes qu’ils avaient subies, les deux enfants s’étaient retrouvés dans un orphelinat de fortune pour enfants malades. Emmanuel REITZ a suivi Sylvie et Philippe dans ce pays d’Afrique qui réserve un sort si cruel à ses enfants maudits.
 
 
Permettez moi de vous dire que j’ai trouvé le reportage, bien, et même très bien.
Mais il faut maintenant aller plus loin.
Sylvie et Philippe, Arnold, l’ambassadeur de France, et tout le reste, c’est bouleversant. Il faut avoir vu le film ! (Il peut être vu durant quelques jours sur http://videos.tf1.fr/video/ )
 
Mais en même temps, on ne peut s’empêcher de crier au scandale. Comment peut-on être aussi pauvres dans un pays aussi riche ?
Un pays riche en ressources naturelles. Des richesses naturelles qui coûtent aussi très cher à ce pays.
 
Allez sur google, et tapez « richesses naturelles en RDC », vous avez 79 500 pages en français. Lisez en une, celle –ci par exemple : http://www.congotribune.com/article.php?id_art=622
 
Tapez aussi « corruption en RDC », et vous avez 282 000 pages en français.
Une page, au hasard : http://www.laconscience.com/article.php?id_article=5583 : « La ministre de la Fonction publique a rappelé que, selon le rapport 2006 de l'organisation anti-corruption Transparency International, la RDC était "classée 6e sur une liste de 163 pays perçus comme les plus corrompus". Elle a appelé "tous les agents de l'Etat à se mobiliser" pour renverser cette tendance ».
 
Tapez « Europe et RDC », et vous avez 1 240 000 pages.
 
Mais si vous n’avez pas le temps de tout lire ... allez voir :
28 mars 2007 La fortune des dictateurs et les complaisances occidentales
 
Vous aviez déjà un article sur le Togo ... Eyadema ... Biens mal acquis ...  
 
Les complaisances occidentales ... Sans remonter au roi Léopold, si vous avez le film Lumumba, vous trouverez sans doute que le mot « complaisance » est faible. Il faut voir aussi « Mobutu roi du Zaïre ». Dans ce film on voit, entre autres, Monsieur Raymond Barre chez Mobutu, dans sa villa luxueuse de la Cote d’azur. Il faut voir aussi « Congo river » http://www.congo-river.fr/#
 
Je voudrais bien écrire à Sept à huit, pour leur demander de nous faire réfléchir avec un troisième volet : comment venir au secours des enfants sorciers en répartissant autrement les richesses. Mais seul, j’ai peur de n’être pas entendu.
 
Je vous invite donc à écrire ou à transférer ce courrier.
 
*Ecrire à TF1 : telespec@tf1.fr        TF1.JPG
 
 
Merci.
Gérard Warenghem

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Les premières réactions :

Merci Gérard,
Ce témoignage est troublant...Je savais que beaucoup d'enfants sont rejetés par leurs oncles, tantes, grands parents....et  parfois leurs mères, mais ce prétexte de "sorciers" les exclut totalement du reste du monde. En en faisant des porte-malheur de la famille, même l'entourage aura peur de les aider/ Quel immonde monde!!
 
 
God bless you,

Felix Muramutsa,
 email: felixmuramutsa@yahoo.fr or smartconsultancyltd@yahoo.com
Phone :(250) 0830 7890
Fax (250) 504 090
P.O. Box 2449 Kigali- Rwanda
 
__________________
 
 
Bonjour. Un ami m'a transmis votre message et je viens de regarder la vidéo sur internet.
Je transmets votre message à mes amis et au siège d'UNICEF France.
 
N'avez-vous pas la possibilité de créer un site sur lequel les gens pourraient venir signer, ce serait plus facile, plus rapide et plus efficace qu'une rafale de mails à TF1. Malheureusement, je ne sais pas faire et le regrette.
 
Bon courage. Cordialement.
MF
 
Marie-France FAURE
 
__________________
 
TELESPECTATEURS, - telespec@tf1.fr
 
 
Bonjour,
 
Nous avons bien pris connaissance de vos remarques et suggestions à propos du magazine d’information « SEPT A HUIT ».
 
Nous les transmettons, pour information, à la production de l’émission ainsi qu’à la direction de l’information de TF1, qui essaieront d’en tenir compte dans la mesure du possible.  
 
Nous attachons une grande importance aux réactions de nos téléspectateurs qui peuvent éventuellement nous guider dans nos options. TF1 est, en effet, sensible à ces témoignages, liens privilégiés avec son public.
 
Nous vous remercions de votre fidélité à nos programmes. 
 
Cordialement,
Le Service Accueil des Téléspectateurs
 
 
___________________
 
Salut à tous.
Je n'ai malheureusement pas vu l'émission, mais j'ai
lu le dernier livre d'Eléonor MIANO à ce sujet.
Le récit est comme un roman, mais j'ai reconnu dans
ces écrits, des scènes encore vraies aujourd'hui. Je
vis une histoire similaire dans ma belle famille. Il
s'agit des cousines germaines de mon mari qui ont
perdu leur papa et leur maman. Pour couronner le tout,
elles sont toutes 2 handicapées physiques. Elles sont
les souffre-douleur de toute une contrée, avec la
complicité des autorités policières qui leurs font
faire des aveux bidons sur leur responsabilité sur
tout les malheurs de la contrée. Or je pense fortement
que leur handicap a certainement les mêmes origines
que la maladie de mon fils (maladie des os de verre),
ma belle-soeur ayant elle aussi eu un enfant handicapé
physique ; le frère de leur papa ayant était aussi
handicapé.
Comme Gérard, je culpabilise aujourd'hui d'avoir
laissé faire. Depuis que j'ai lu le livre de Miano,
j'ai pris certaines décisions, j'espères que je
pourrais les tenir.
En attendant, si quelqu'un a des idées sur la manière
de résoudre un problème comme celui-là, j'attends.
Merci à tous
Germaine

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Sans papiers de Massy
 
 
 
-o- COMMUNIQUE   28 -o-
 
 
 
Une délégation d’ALIF sans papiers a rendu visite ce jour à 15 h aux Sans papiers de Massy
qui occupent une église de cette ville.
Cette délégation qui a été reçue par les délégués des sans papiers de Massy ainsi que par leur membres du comité de  soutiens sur place a  transmis le message des CSP d’ALIF et le salut fraternel de tous les sans papiers dans la lutte dans  le même combat  afin d’obtenir  un jour ce bout de papier qui ouvre le droit à l’existence.
La Délégation a pris la parole dans une salle pleine devant un grand nombre  important de sans papiers en lutte à Massy, dans un endroit marqué de l’extérieur par des banderoles et le va et vient des sans papiers, qui montrent clairement leur présence  dans ce lieu de  l’église  de Massy.
La délégation  a adressé un soutien sans faille aux occupants dans leur action et en les encourageant, à ne pas baissé les bras dans cette période si cruelle et difficile que traverse notre mouvement et tous ces hommes, femmes et  enfants parce que venus d’ailleurs ont été les Boucs émissaires comme toujours de cette politique injuste et sacrifiés sur l’autel de l’ambition personnelle pendant l’élection présidentielle.
Un par un les représentants d’ALIF se sont succédés pour faire part de leur solidarité au nom des sans papiers en  leur demandant de rester unis et déterminés. 
A leur tour les délégués des sans papiers de Massy ont exprimés leur remerciement à la délégation qui est venue leur apporté le soutien de leur semblables dans leur action, « nous sommes vraiment contents que vous êtes venus parce qu’aujourd’hui nous savons que nous ne sommes pas seuls, cela nous fait chaud au cœur  ».
Jeanne un soutien sans faille de la lutte des sans papiers de Massy  déterminée à poursuivre cette  action que nous avons rencontrés dés notre arrivée plongée dans les dossiers, à son tour elle a pris la parole pour remercié la délégation.
Après avoir pris le café avec l’ensemble des délégués et soutiens, nous avons quittés les lieux à 17h 15 et nous avons pris le chemin du retour vers Paris.
ALIF sans papiers  remercie les sans papiers de Massy et leur  soutiens pour  l’accueil chaleureux  qui a été fait à sa délégation en souhaitant à toutes et à  tous « bonne lutte et  Amitiés Fraternelles  à l’ensemble des sans papiers d’ici et d’ailleurs ». 
 
 
                                       ALIF sans papiers.
   

_____________________________________________
ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers

* abonnement/desabonnement via le web a <http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/zpajol/>
* abonnement par mail : ecrire a zpajol-on@rezo.net
* desabonnement par mail : ecrire a zpajol-off@rezo.net
* archives :  <http://news.gmane.org/gmane.politics.activism.zpajol>
.

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A l’attention des chrétiens, (sans exclure personne ... !) en ce jour de Pentecôte.  
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Reims, Chagall, la rosace de la fenêtre centrale : le rayonnement de l'Esprit Saint

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A la recherche d’idées ...      ... à la découverte de l’Esprit
 
Président de l’association Partenia 2000, je suis bien placé pour entendre le point de vue des uns et des autres par rapport à Jacques Gaillot, à son éviction du diocèse d’Evreux en 1995, et à ce qu’il a fait et fait chaque jour du diocèse de Partenia.
Partenia 2000 est une association parmi d’autres qui se sent à l’aise dans ce vaste diocèse.
Mais il est encore aujourd’hui, des chrétiens qui se plaignent, qui se lamentent sur la hiérarchie de l’Eglise catholique. Hiérarchie qui reste sourde à toutes leurs lettres ...
J’ai proposé que l’an prochain soit une année où l’on dira haut et fort, à tout le monde, (et donc aux évêques ...), que Partenia, finalement, c’est pas mal du tout ! Que Jacques Gaillot, évêque de ce diocèse, c’est une aubaine pour les exclus de toutes sortes.
 
Nous cherchons dès aujourd’hui des idées : comment faire pour dire, en 2008, notre joie ?
 
Pour trouver des idées un peu originales, qui sortent de nos petits cercles de gens convaincus, mercredi dernier, j’expose le projet à une jeune femme, chrétienne, mais apparemment pas traumatisée par nos problèmes ecclésiaux. Elle m’écoute sans trop rien dire, et je me demande si je ne suis pas en train de lui parler chinois ...
Mais surprise, le commentaire ne tarde pas, et il est direct.
C’est simple : Partenia n’est pas un lieu ? Non ... Ce n’est pas un diocèse comme les autres... ? Non. « Alors, il faut partir de Jésus Christ. Pourquoi Jacques Gaillot a-t-il du quitter Evreux ? Parce qu’il allait partout où les autres ne vont pas ... parce qu’il ne restait pas assez dans le lieu qui lui était assigné, il allait à la télé, en Afrique du sud, etc. Qu’est-ce que faisait Jésus ? Il allait partout. Donc, l’année prochaine, vous devez partir de l’évangile. Jacques Gaillot ne fait pas autre chose que ce que faisait Jésus. Qu’est-ce que vous voulez de plus ?
Les gens qui l’ont fait partir d’Evreux sont c..., parce qu’ils ont fait exactement ce qu’il voulait, et ce que veut Jésus. Aller dans le monde entier. »
La surprise passée, je reviens à ma question : d’accord, et alors, comment on fait concrètement, pour dire à tout le monde que Jacques Gaillot n’est pas loin de l’évangile ? Et que nous en sommes heureux ?
Pour mieux me faire comprendre, je lui donne une idée qui est déjà dans la liste des premières idées trouvées : quelqu’un propose que les gens heureux de l’existence de ce diocèse organisent dans leur département « une petite bouffe ».
« Ah non, c’est une mauvaise idée : ça ne sert à rien. A quoi cela sert-il de se retrouver entre vous ? C’est du « communautarisme ». Comme dit mon mari : « vous et vos clans ...»
Il faut ouvrir ! »
Et se servir d’internet ? « Ah oui, ça c’est vraiment de l’ouverture ... »
 
Ce que j’ai retenu : c’est que cette jeune femme a compris au plus intime d’elle-même, que Jésus allait vers tous. Qu’il ne s’établissait pas chez l’un ou chez l’autre. Et moi, j’ajoute : « Qu’il n’avait pas une pierre où reposer la tête » (Matthieu 8, 19 - 20). Elle n’a pas cité ce verset de l’évangile, mais sa première réaction a été : il faut partir de l’évangile. Et comme je ne la vois pas souvent, ni à l’église, ni dans la lecture de l’évangile, je me dis que l’Esprit saint ne doit pas être étranger à sa compréhension de la situation.
 
« Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière »Saint Jean 16, 13. Chrétiens, en ce temps de Pentecôte, ne l’oublions pas : l’Esprit est là.  
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Gérard Warenghem, ce dimanche de Pentecôte, le 27 mai 2007 

Partenia-en-f--te.JPG

 
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 Une video instructive sur la françafrique

 
A voir dans :
 
 
Patientez pendant le téléchargement et ne vous inquiétez pas, le son n’est pas très fort ...

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Transmis par Hélène Dupont
 
Lettre ouverte commune adressée à Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration

  
 
ACAT France - ADDE - AMNESTY International - ANAFE - CIMADE - GISTI - LDH - MRAP - Syndicat des avocats de France (SAF) - Syndicat de la Magistrature (SM)
 
 
 
 
Monsieur Brice Hortefeux
Ministre de l'Immigration,
101 rue de Grenelle
75007 Paris
LETTRE OUVERTE
 
 
Paris, le 22 mai 2007
 
 
Objet : la France condamnée par la Cour européenne des droits de l'Homme parce qu'elle ne respecte pas ses obligations en matière de droit à des recours suspensifs.
 
 
Monsieur le ministre,
 
Vous vous êtes rendu samedi à la zone d'attente des personnes en instance (ZAPI) de l'aéroport Charles de Gaulle de Roissy. Nous nous réjouissons de l'intérêt que vous manifestez ainsi pour les lieux où des étrangers sont maintenus dans l'attente d'être admis sur le territoire français, ou, ce qui est plus souvent le cas, d'être refoulés.
 
Il se trouve justement que, le 26 avril 2007, dans une décision rendue à l'unanimité, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a condamné la France pour la façon dont elle renvoie les étrangers menacés dans leur pays d'origine, en exigeant que les personnes susceptibles de voir leur vie ou leur intégrité menacée aient << accès à un recours de plein droit suspensif >> .
 
Si la France est aujourd'hui condamnée par la CEDH concernant la procédure d'asile à la frontière, considérablement durcie ces dernières années, cette condamnation va bien au-delà.
En effet, la France ne peut plus continuer à violer comme elle le fait les droits fondamentaux inscrits dans la Convention européenne des droits de l'homme qu'elle a ratifiée, tels que le droit à la vie (article 2 de la Convention), le droit à ne pas subir de tortures ou de traitements inhumains ou dégradants (article 3), mais également le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8).
 
Depuis maintenant une quinzaine de jours, des juges des libertés et de la détention du Tribunal de grande instance de Bobigny et de Créteil (compétents pour l'aéroport de Roissy et d'Orly et leurs zones d'attente) tirent les conséquences de l'arrêt de la Cour européenne : ils constatent que la législation française n'est pas conforme et refusent de voir violée plus longtemps la Convention européenne. Ils rejettent donc les demandes de prolongation de maintien en zone d'attente et les étrangers demandeurs d'asile qui comparaissent devant eux sont admis sur le territoire français afin que leur demande de protection soit examinée selon la procédure normale.

 
Pour autant, la France continue de violer de façon délibérée et répétée la Convention européenne, en s'empressant de renvoyer les demandeurs d'asile d'où ils viennent avant qu'ils ne passent devant le juge -parfois avant même leur placement en zone d'attente (à la suite de contrôles dits << passerelles >>)-, en éloignant des étrangers malades ou ceux invoquant des menaces, avant toute décision juridictionnelle.
 
L'arrêt de la CEDH a trouvé un écho mercredi 11 mai dernier avec une nouvelle condamnation de la France, celle du Comité contre la torture des Nations Unies cette fois, pour violation de l'article 3 de la Convention contre la torture des Nations Unies qui interdit à tout Etat partie de renvoyer une personne vers un pays où elle risque la torture.
 
Aujourd'hui, la France est donc dans l'obligation urgente de modifier sa législation et ses pratiques, et d'offrir un recours automatiquement suspensif devant le juge à tout étranger susceptible de voir sa vie, sa liberté, son intégrité physique et mentale, ou sa santé menacée à la suite d'un refus d'entrée et de séjour en France, d'une expulsion ou d'une interdiction du territoire.
 
Or, à ce jour, en droit français, seules les procédures concernant la reconduite à la frontière et l'obligation de quitter le territoire français respectent ce principe, du moins en métropole. Tel n'est pas le cas pour les refus d'entrée avec renvoi dans le pays de provenance, les refus de séjour au titre de l'asile, les arrêtés de réadmission Dublin II dans un autre Etat membre de l'Union européenne, les arrêtés d'expulsion, ni pour les décisions fixant le pays de renvoi (presque toujours celui dont l'étranger a la nationalité) après une interdiction du territoire ou autre mesure d'éloignement.
 
 
 
Les organisations signataires demandent donc :
 
Ø      que cessent immédiatement les mesures de refoulement et d'éloignement d'étrangers tant qu'un juge ne s'est pas prononcé sur leur bien fondé,
 
Ø      que soit adoptée une modification législative qui instaure un recours de plein droit suspensif sur l'ensemble des mesures d'éloignement.
 
 
 
 
 
ACAT France
ADDE
AMNESTY International
ANAFE
CIMADE
GISTI
LDH
MRAP
SAF
Syndicat de la Magistrature (SM)
 
Figurent en page suivante les adresses des organisations signataires
 
Organisations signataires de la lettre ouverte à Monsieur Brice Hortefeux du 22 mai 2007
 
 
 
ACAT France (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture)
7 rue Georges Lardennois - 75019 Paris
 
ADDE (Avocats pour la Défense du Droit des Etrangers)
Ordre des Avocats - Bureau des Associations - 24 rue de Harlay - 75001 Paris
 
AMNESTY International
72 - 76 Bd de la Villette - 75940 Paris cedex 19
 
ANAFE (Association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers)
21 Ter, rue Voltaire - 75011 Paris
 
CIMADE (Service OEcuménique d'entraide)
47 bd des Batignolles - 75017 Paris
 
GISTI (Groupe d'information et de soutien des immigrés)
3 Villa Marcès - 75011 Paris
 
LDH (Ligue des droits de l'Homme)
138 rue Marcadet - 75018 Paris
 
MRAP (Mouvement contre le racisme l'antisémitisme et pour l'amitié entre les peuples)
43 bd Magenta - 75010 Paris
 
Syndicat des avocats de France (SAF)
21 bis rue Victor Massé, 75009 Paris
 
Syndicat de la Magistrature (SM)
12-14, rue Charles-Fourier, 75013 Paris
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Vers de nouvelles élections ...
 
C’est le moment d’interpeller les candidats.
Le 10 mars dernier, nous avons dit NON A  LA  PRECARITE.
Disons le encore aujourd’hui, en particulier à ceux qui sollicitent nos suffrages.
 
Rappel :
 
 
 LA PRECARITE NE SE GERE PAS, ELLE SE COMBAT
«  Coup de gueule » du 10 mars 2007
 
 
Paris le 5 avril 2007
 
 
Aux candidates et aux candidats à l’élection présidentielle et aux élections législatives,
 
 
Le 10 mars 2007, Parténia 2000, Parténia 77, Nous sommes aussi l’Eglise 75- Ile de France, et Chrétiens sans frontières 95, des chrétiens en liberté pour d’autres visages d’Eglise, membres des Réseaux du Parvis, organisaient, avant les élections nationales de 2007, une journée d’information et de débat sur :
- Précarité et logement, avec Jean-Louis JOLIOT
- Précarité et travail, avec Jacques COTTA
- Précarité et immigration, avec Jean-Claude AMARA
- Précarité et services publics, avec Gilles BALBASTRE
La journée s’est terminée avec Le Prix de l’Homme, donné par Les Tréteaux de la Colère.
 
A l’issue de cette journée, décision a été prise à l’unanimité des participants d’interpeller les candidat(e)s aux élections de 2007 à propos des sujets les plus sensibles et les plus urgents à traiter.
Puisque vous sollicitez nos suffrages, il est légitime que nous connaissions votre position et vos projets sur ces sujets particulièrement préoccupants.
Nous vous demandons, avec insistance, de lire cette interpellation jusqu’au bout et de nous répondre.
Nous vous en remercions par avance.
 
P/Le collectif d’organisation,
 
Michel LE MANCHET
47, Rés de Montgermont
77930 Saint Sauveur sur Ecole
tél : 01 60 65 56 05
courriel : michel.lemanchet@voila.fr
 
 
 
P.J. : Texte de l’interpellation
 
 
La société française ne va pas bien. Il y a beaucoup de réformes à engager. Tout ne peut pas être fait immédiatement mais il y a des priorités absolues qu’il faut traiter en urgence : le logement(aussi à cause des délais de réalisation technique), le travail, les services publics et l’immigration.
 
 
A) LE LOGEMENT
 
CONSTAT
Nous ne pouvons pas nous résoudre à constater la misère.
Il manque un million de logements. Les prix des loyers sont scandaleusement trop élevés.
Votre devoir n°1, si vous êtes élu, est de tout mettre en œuvre, en urgence, pour remédier à cette situation.
 
PROPOSITION 1 : Créer un Etablissement public du logement d’urgence, à fonctionnement paritaire : mal logés, professionnels, élus et citoyens, financé par la Caisse des dépôts et consignations et un emprunt de solidarité à lancer également, chargé de l’ensemble du logement social et notamment de la construction, en urgence, de cités d’habitations relais.
 
PROPOSITION 2 : Prendre des mesures contre la spéculation immobilière et foncière etencadrer les prix des loyers qui ne peuvent être laissés à la libre concurrence.
 
PROPOSITION 3 : Faire respecter strictement les dispositions de la loi SRU fixant à 20 % le quota de logements sociaux dans tout programme de construction et sanctionner les communes hors la loi, y compris en rendant leurs maires inéligibles.
 
 
 
B) LE TRAVAIL
 
CONSTAT
L’être humain est au centre de l’activité économique. Sa subsistance, son éducation, sa réalisation, sa progression, son bonheur en sont le but et les objectifs.
Le travail est un droit sacré. Les travailleurs sont une ressource et une richesse. Le chômage et la précarité généralisée dans le travail sont des fléaux pour la personne et conduisent à la destruction dela société.
Le salaire équitable est un droit vital et non une charge, souvent considérée aujourd’hui dans notre société ultra libérale comme une variable d’ajustement. Le profit  doit être justement réparti entre tous ceux qui concourent à sa réalisation. Démesuré au profit de quelques uns, il est intolérable et illégitime.
 
PROPOSITION 4 : Créerun Etablissement public de l’emploi à fonctionnement paritaire, chargéde l’emploi, du chômage, du RMI, des actions de réinsertion (aides au démarches, formations qualifiantes et de resocialisation) et de la gestion des fonds publics et des avantages de toute nature accordés aux personnes comme aux entreprises. Forte incitation aux entreprises qui créent des emplois permanents ; aide incitative et encadrée aux chômeurs qui retrouvent un emploi ; sanctions sévères dissuasives aux entreprises dont les carnets de commande sont favorables, qui font des bénéfices et qui licencient ou délocalisent et remboursement actualisé des aides et avantages perçus.
 
PROPOSITION 5 : Conférence nationale des salaires dans la perspective, entre autres :
1) d’une augmentation du smic plus rapide
2) d’une réglementation de la répercussion de l’augmentation du smic sur les grilles des rémunérations
3) de l’introduction généralisée dans la grille des salaires d’une majoration automatique en fonction de l’ancienneté au travail (2% par annuité, par exemple)
4) de la fixation d’un smap (salaire maximal plafond) fixé à :
smic ancienneté zéro x n (n étant de l’ordre de 8/10) pour rémunérer le niveau de qualification et de responsabilité
5) d’un encadrement strict des rémunérations de « départ » telles que : indemnités à bien plaire, stocks-options et autres avantages.
 
PROPOSITION 6 : Mise en place de dispositions favorisant la création de sociétés coopératives de production (SCOP) dans le secteur des PME
 
 
 
C) LES SERVICES PUBLICS
 
CONSTAT
Il est des activités industrielles et de services qui, en raison de leur nature ou de leur importance stratégique, écologique et vitale, relèvent de la responsabilité directe de la collectivité publique dans ses composantes locales, régionales et nationales : le droit au travail, le droit au logement, le droit à un revenu minimum vital, le droit à la santé, l’éducation, l’énergie et l’eau, les transports, la poste, la sécurité, la défense …
 
PROPOSITION 7 : Pour ces secteurs d’activité, création d’entités juridiques d’Etat (ministères, établissements publics industriels, établissements publics de service…) dans lesquels l’Etat soit majoritaire et qui soient soumis à contrôle de la part des usagers et des citoyens dans des conditions à préciser.
Cette proposition nécessite que l’on mette un terme à la libéralisation etaux privatisations des secteurs concernés et que la puissance publique, qui est garante de l’intérêt général, conserve le pouvoir de décision.
 
 
 
D) L’IMMIGRATION
 
CONSTAT
Le déséquilibre abyssal entre les économies des pays « développés » et les pays du sud,et la situation d’extrême misère de nombreuses populations des pays de l’est se traduisent par une migration continue vers les pays occidentaux dont la France. Le phénomène n’est pas nouveau.
De tous temps la France a été une terre d’asile pour les « damnés de la terre », elle doit le rester.
L’immigration est une richesse. Certes, elle doit être maîtrisée afin qu’elle se réalise au mieux.
 
PROPOSITION 8 : Régularisation de tous les sans papiers :
- présents sur le territoire national depuis plus de 5 ans
- dont les enfants sont scolarisés
- dont la sécurité personnelle est directement menacée dans leurs pays d’origine les contraignant à solliciter le droit d’asile.
 
__________________
 
Telle qu’elle se construit, l’Europe ne permet pas la réalisation de ces propositions indispensables pour éradiquer cette précarité mortifère pour les plus pauvres d’entre nous.
L’union des nations de l’Europe est une nécessité historique.
Beaucoup de choses ont été réalisées notamment dans les domaines économique et monétaire mais l’Union Européenne est de plus en plus perçue comme un vecteur de la mise en pratique de la précarité.
Plus on avance dans sa construction plus on s’aperçoit qu’elle se fait dans la perspective d’une économie de marché ultra libérale et d’un libre échange sans limite où le profit maximal est le seul but.
 
L’être humain, avecses besoins et ses aspirations, doit être replacé au centre de la construction européenne qui doit être reprise sur de nouvelles bases humanistes, démocratiques et sociales.
 
Il est urgent de mettre en place un moratoire sur les libéralisations en cours et de rééquilibrer les prérogatives respectives des Etats membres et de l’UE.
La prochaine présidence française devra présenter des propositions en ce sens aux partenaires de l’Union et conduire des négociations dans la perspective d’aboutir à un accord pour le 1ier janvier 2009, date retenue à la dernière conférence de Berlin.
 
Etes vous d’accord sur ces constats et vous engagez-vous à mettre en oeuvre ces propositions dès votre élection ? Sinon, pourquoi ?
 
 
 
Partenia 2000,
Partenia 77,
Nous sommes aussi l’Eglise  75-Ile de France,
et Chrétiens sans frontières 95.
_____________________
 
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Transmis par Lazare Animako (Abidjan)
Une lettre qui commence à faire le tour du monde ! Envoyée via un professeur de la Fac. de Théologie de l'UDM (Université de Montréal)
Bonne journée.
Lazare
 
Lettre ouverte à mon frère Benoît XVI
 
Je t’adresse cette lettre parce que j’ai besoin de communiquer avec le pasteur de l’Église catholique et qu’il n’existe aucun canal de communication pour te rejoindre. Je m’adresse à toi comme à un frère dans la foi et dans le sacerdoce, puisque nous avons reçu en commun la mission d’annoncer l’Évangile de Jésus à toutes les nations.
 
Je suis prêtre missionnaire québécois depuis 45 ans; je me suis engagé avec enthousiasme au service du Seigneur à l’ouverture du Concile œcuménique de Vatican II. J’ai été amené à un travail de proximité dans des milieux particulièrement pauvres: dans le quartier Bolosse à Port-au-Prince sous François Duvalier, puis parmi les Quichuas en Équateur et enfin dans un quartier ouvrier de Santiago au Chili durant la dictature de Pinochet.
 
À la lecture de l’Évangile de Jésus durant mes études secondaires, et j’ai été impressionné par la foule des pauvres et des éclopés de la vie dont s’entourait Jésus, alors que les nombreux prêtres qui nous accompagnaient dans ce collège catholique ne nous parlaient que de morale sexuelle. J’avais 15 ans.
 
La théologie de la libération, un mélange erroné de foi et politique?
 
Dans l’avion qui t’amenait au Brésil, tu as une fois de plus condamné la théologie de la libération comme un faux millénarisme et un mélange erroné entre Église et politique. J’ai été profondément choqué et blessé par tes paroles. J’avais déjà lu et relu les deux instructions que l’ex-cardinal Ratzinger avait publiées sur le sujet. On y décrit un épouvantail qui ne représente en rien mon vécu et mes convictions. Je n’ai pas eu besoin de lire Karl Marx pour découvrir l’option pour les pauvres. La Théologie de la libération, ce n’est pas une doctrine, une théorie; c’est une manière de vivre l’Évangile dans la proximité et la solidarité avec les personnes exclues, appauvries.
 
Il est indécent de condamner ainsi publiquement des croyants qui ont consacré leur vie – et nous sommes des dizaines de milliers de laïcs, de religieuses, religieux, prêtres venus de partout à avoir suivi le même chemin. Être disciple de Jésus, c’est l’imiter, le suivre, agir comme il a agi. Je ne comprends pas cet acharnement et ce harcèlement à notre égard. Juste avant ton voyage au Brésil, tu as réduit au silence et congédié de l’enseignement catholique le père Jon Sobrino, théologien engagé et dévoué, compagnon des Jésuites martyrs du Salvador et de Monseigneur Romero. Cet homme de 70 ans a servi avec courage et humilité l’Église d’Amérique latine par son enseignement. Est-ce une hérésie de présenter Jésus comme un homme et d’en tirer les conséquences?
 
J’ai vécu la dictature de Pinochet au Chili dans une Église vaillamment guidée par un pasteur exceptionnel, le Cardinal Raúl Silva Henriquez. Sous sa gouverne, nous avons accompagné un peuple épouvanté, terrorisé par des militaires fascistes catholiques qui prétendaient défendre la civilisation chrétienne occidentale en torturant, en séquestrant, en faisant disparaître et en assassinant. J’ai vécu ces années dans un quartier populaire particulièrement touché par la répression, la Bandera. Oui, j’ai caché des gens, oui j’en ai aidé à fuir le pays, oui j’ai aidé les gens à sauver leur peau, oui j’ai participé à des grèves de la faim. J’ai aussi consacré ces années à lire la bible avec les gens des quartiers populaires : des centaines de personnes ont découvert la Parole de Dieu et cela leur a permis de faire face à l’oppression avec foi et courage, convaincu que Dieu les accompagnait. J’ai organisé des soupes populaires et des ateliers artisanaux pour permettre à des ex-prisonniers politiques de retrouver leur place dans la société. J’ai recueilli les corps assassinés à la morgue et je leur ai donné une sépulture digne d’êtres humains. J’ai promu et défendu les droits de la personne au risque de mon intégrité physique et de ma vie. Oui, la plupart des victimes de la dictature étaient des marxistes et nous nous sommes faits proches parce qu’ils et elles étaient nos semblables. Et nous avons chanté et espéré ensemble la fin de cette ignominie. Nous avons rêvé ensemble de liberté?
 
Qu’aurais-tu fait à ma place? Pour lequel de ces péchés veux-tu me condamner, mon frère Benoît? Qu’est-ce qui t’indispose tellement dans cette pratique. Est-ce si loin de ce que Jésus aurait fait dans les mêmes circonstances. Comment penses-tu que je me sente lorsque j’entends tes condamnations répétées ? J’arrive comme toi à la fin de mon service ministériel et je m’attendrais à être traité avec plus de respect et d’affection de la part d’un pasteur. Mais tu me dis : « Tu n’as rien compris à l’Évangile. Tout cela c’est du marxisme!  Tu es un naïf. » N’y a-t-il pas là beaucoup d’arrogance?
 
Je rentre du Chili où j’ai revu mes amis du quartier après 25 ans; ils étaient 70 à m’accueillir en janvier. Ils m’ont accueilli fraternellement en me disant : « Tu as vécu avec nous, comme nous, tu nous as accompagné durant les pire années de notre histoire. Tu as été solidaire et tu nous as aimé. C’est pourquoi nous t’aimons tant ! Et ces mêmes travailleurs et travailleuse me disaient : nous avons été abandonnés par notre Église. Les prêtres sont retournés dans leurs temples; ils ne partagent plus avec nous, ne vivent plus parmi nous.
 
Au Brésil, c’est la même réalité : durant 25 ans, on a remplacé un épiscopat engagé auprès des paysans sans terres, des pauvres dans les favelas des grandes villes par des évêques conservateurs qui ont combattu et rejeté les milliers de communautés de base, où la foi se vivait au ras de la vie concrète. Tout cela a provoqué un vide immense que les Églises évangéliques et pentecôtistes ont comblé : elles sont restées au milieu du peuple et c’est par centaine de milliers que les catholiques passent à ces communautés.
 
Cher Benoît, je te supplie de changer ton regard. Tu n’as pas l’exclusivité du Souffle divin; toute la communauté ecclésiale est animée par l’Esprit de Jésus. Je t’en prie, remise tes condamnations; tu seras jugé bientôt par le Seul autorisé à nous classer à droite ou à gauche, et tu sais autant que moi que c’est sur l’amour que notre jugement aura lieu.
 
Fraternellement,
 
Claude Lacaille, p.m.é.  
Trois-Rivières
 
 

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  Université de Montréal

Le campus principal, formé d’une quarantaine de bâtiments, est dominé par la majestueuse tour Art déco du pavillon Roger-Gaudry.

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Transmis par Hélène Dupont
 
Bonjour
Cette lettre m'arrive aujourd'hui d'un fidèle correspondant de "Partenia 31". Il est resté à l'âge du stylo et du papier. Voici ma transcription, fidèle, qui ravira les uns, consternera les autres et, je l'espère, ne choquera personne.
 
Aulon, avril 2007
 
Chère amie,
 
"Sur l'AFFAIRE d'ASSON, j'attends vos lumières", votre impératif m'embarrasse bien mais je ne saurais me dérober… Pourtant, chaque jour, j'avance à tâtons avec mon petit "lampion" qui souvent s'éteint lorsque souffle trop fort notre Autan. Mais trêve de rhétorique…
Avec ma compagne, nous avons déjà écrit un mot fraternel d'encouragement à ce couple édifiant, Léon et Marga. Oui, "ÉDIFIANT", depuis vingt ans ils ont édifié, construit, un témoignage chrétien, bien qu'hors normes, et voilà que l'Église policière, disciplinaire, s'en vient ébouler brutalement cela : procès verbal… Bannissement !
Comparons le poids, la densité de ce témoignage qu'a bien apprécié la population face à cette indigne intervention de la maréchaussée ecclésiastique - carabiniers de la pseudo-orthodoxie - armée seulement d'un règlement obsolète qui arrangeait l'administration ecclésiale, à une certaine époque de l'histoire et qui n'avait rien à voir avec l'Écriture. On a imposé au clergé séculier un régime de vie calqué sur le monastique. ( Et je pense au bréviaire quotidien en latin qui ôtait aux prêtres tout goût de la prière !)
Bon; règlement valable pour l'Église occidentale et non pour les prêtres orientaux. Allez comprendre !
Ah ! on a voulu à tout prix que nous soyons des "FONCTIONNAIRES DE DIEU" (Drewermann l'a bien dit et la mansuétude du Vatican ne le lui a pas pardonné.)
On pourrait épiloguer sur ces vœux, ces serments que l'on a extorqués à la naïveté de nos vingt ans !
La hiérarchie exige la soumission des clercs mais se garde bien de se remettre elle-même en question : la Repentance historique n'est pas pour elle, ni la CONVERSION.
Terrible Histoire de l'Église !…
Benoît XVI dans son livre récent sur "Jésus de Nazareth", faisant plus de la polémique que de l'évangélisation, s'en prend à son compatriote allemand Adolf von Harnack (1893 = début du XXè siècle) théologien luthérien qui a tout au long décrit "l'Histoire des Dogmes". J'ai là, dans ma bibliothèque, ce "Précis" que je consulte de temps en temps: il est édifiant lui aussi.!…
Ces jours-ci, cinq ou six lignes de "La Dépêche" nous informaient que les théologiens du Vatican, sur ordre du pape, annonçaient que les LIMBES n'existaient pas et que les enfants morts sans baptême n'allaient pas en enfer ! Quelle grandeur d'âme ! Nous savions bien déjà que le PURGATOIRE a été inventé au XIVè siècle (lire Jacques Le Goff là-dessus).
Il y aurait bien des choses à dire sur l'obscur combat de l'Église contre le SEXE et les Femmes… mais je m'aperçois trop tard que vous avez voulu me faire sortie de mes gonds ! Eh bien ! vous avez réussi. Il ne vous restera plus qu'à jeter au feu de la cheminée mon violent libelle. Avez-vous au moins une cheminée ? La modernité ne l'a-t-elle pas bannie de nos maisons ?
Je vous embrasse fraternellement quand même et aussi ma compagne.
Gontran Duclos
 
 

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Daniel Velez AFP ¦ "Marga m'a aidé à être un bon prêtre", se défend le père Léon Laclau sur le parvis de l'église Saint Martin d'Asson (Pyrénées-Atlantiques), entouré de centaines de fidèles venus faire ostensiblement la "grève de la messe" dimanche pour protester contre son limogeage pour concubinage notoire - et revendiqué.
 
 

 

 

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