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DES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES, A UNE JOURNEE INTERNATIONALE A ELLES DEDIEE 

 

  Par Germaine Lipeb

 

« Une femme de 20 ans a été victime d'un viol collectif ordonné par un conseil de village en Inde.... La victime a été punie pour une relation avec un homme d'une autre communauté » 

Direct matin n° 1424 du 24 janvier 2014

Ne vous êtes-vous pas au moins une fois retourné dans la rue ou dans un lieu public, choqué par des propos graveleux et dégradants tenus sur des femmes, par des hommes ? Et ne connaissons-nous pas tous au moins une femme dans notre entourage qui a déjà été victime de violence ou de harcèlement  physique, moral ou verbal ?

 

Aucun pays n'échappe à cette réalité. Des milliers de femmes sont chaque année, victimes de violences de toutes formes dans le monde.

Qu’elles soient physiques, sexuelles, psychologiques ou institutionnelles, les violences faites aux femmes constituent une violation des droits humains fondamentaux.
Dans le monde, au moins 1 femme sur 3 a été battue, contrainte d’avoir des rapports sexuels, ou a subi d’autres formes de sévices au cours de sa vie.

 

Les violences faites aux femmes sont endémiques et touchent autant les pays en développement que les pays développés, dans chaque région, chaque société, chaque culture. Elles peuvent être perpétrées à l’intérieur de la famille, au sein du groupe social, de la communauté, ou encore commises au cours d’un conflit armé. Le viol devient alors une véritable arme de guerre.

 

En  Afrique noire, les violences envers les femmes passent par les mutilations génitales, les rites traditionnels, les mariages forcés et polygamiques, et tous les autres actes discriminatoires justifiés par la tradition et les cultures.

Dans les pays suivants : Australie, Canada, Israël, Afrique du Sud et États-Unis, 40 à 75% des femmes assassinées le sont par leur mari ou leur petit ami. En France, une femme est tuée par son compagnon en moyenne tous les trois jours.

En Colombie, selon l’Onu, une femme est tuée tous les six jours. Aucune statistique fiable n’est publiée par la Russie, ni par certains autres pays. Au Brésil, une femme est battue toutes les 15 secondes, soit 2,1 millions par an, selon l’organisation non gouvernementale Agenda.

 

Les violences verbales envers les femmes, la pornographie, la tendance publicitaire et de nombreux clips musicaux à faire de la femme un objet sexuel, un manque d'éducation évident dans certains cas, la difficulté d'accès et de parole des femmes victimes de violences, la contribution de certaines femmes à cette image dégradée, etc., sont autant d'éléments qui devraient faire l'objet d'une réflexion profonde pour prévenir et réduire au maximum ce type de violences.

 

Et du 8 mars ?

 

 On peut regretter que cette date soit devenue un prétexte marketing. Pourtant, fêter la journée internationale de la femme, c’est rappeler que les femmes et les hommes ont les mêmes droits, que ce n’est pas partout ce qu’il se passe et qu’il faut encore que cela s’améliore et qu’enfin les femmes aient les mêmes droits que les hommes, tous les jours et pas seulement le 08 mars de chaque année ; et que les violences faites aux femmes cessent d'être des faits divers ou banals ; ou des promesses faites lors des meetings..

 

 « Il y a une vérité universelle, applicable à tous les pays, cultures et communautés : la violence à l’égard des femmes n’est jamais acceptable, jamais excusable, jamais tolérable. »

Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies

8 mars : journée internationale de la femme

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