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Transmis par Najia Elrhaoui  (via Facebook)

 

Une pétition a été lancée exigeant la libération immédiate de Mahnaz Mohammadi et dénonçant les attaques faites à la liberté d’expression et de création dont sont victimes de nombreux cinéastes iraniens.

Iran : Libérez la cinéaste Mahnaz Mohammadi

•► Mahnaz Mohammadi condamnée à cinq ans de prison par un tribunal des mollahs à Téhéran à une peine de cinq ans de prison. Le samedi 7 juin, elle a été incarcérée dans la sinistre prison d’Evine (située au nord de Téhéran). Cette réalisatrice a été accusée de « complot contre la sécurité de l’Etat » et « propagande contre le régime »

► Elle s’appelle Mahnaz Mohammadi, elle est jeune, brune et belle. Elle est cinéaste (Femmes sans ombre) et défend activement, courageusement, la cause des femmes dans son pays. Elle a été arrêtée dimanche 26 juin à Téhéran, après la perquisition de son domicile par la police iranienne, puis enfermée dans la prison d’Evin, au nord de Téhéran, dans le secteur 209 qui appartient aux gardiens de la révolution, le bras armé idéologique du régime iranien. Les militants politiques qui ont fait de la prison en Iran connaissent bien le secteur 209 où le régime est très sévère.

• Mahnaz Mohammadi était venue à la Cinémathèque française le 13 juin 2010 participer à une « Journée à Téhéran ». Elle y avait présenté son film Travelogue, et participé à une table ronde sur la situation du cinéma dans son pays aux côtés de Marjane Satrapi, Rafi Pitts, Nader T. Homayoun, Sou Abadi et les actrices Golshifteh Farahani et Behi Djanati-Atai.

• Je me souviens que lorsque Mahnaz avait pris la parole pour évoquer la situation des femmes dans son pays et faire état de ses propres difficultés à réaliser des documentaires, les larmes coulaient sur ses joues. Le public nombreux qui remplissait la salle Henri Langlois était ému, bouleversé. Nous étions suspendus à ses propos : allait-elle avoir la force de continuer ? Oui, elle poursuivit, tenant à témoigner. J’avais la gorge serrée, ressentant une incroyable émotion à voir et entendre cette jeune femme, assise à mes côtés, faire preuve d’un tel courage, inquiet du fait qu’elle prenait des risques à s’exprimer ainsi, librement.

• Lors du dernier Festival de Cannes, Mahnaz Mohammadi ne put obtenir l’autorisation des autorités iraniennes d’accompagner le film dans lequel elle joue le rôle principal, Noces éphémères, réalisé par Reza Serkanian. Elle adressa un message, lu par Costa-Gavras : « Je suis une femme, je suis cinéaste, deux raisons suffisantes pour être coupable dans ce pays. Actuellement, je réalise un nouveau documentaire sur les femmes de mon pays. Le combat des femmes pour leur identité est un élément incontournable de leur vie de tous les jours… et la liberté est le mot qui manque le plus à leur quotidien. J’aurais vraiment aimé être parmi vous, chers amis. Hélas, n’ayant pas l’autorisation de sortir de mon territoire, je suis privée de partager cette joie avec vous. Mais j’attends toujours et j’ai de l’espoir ».

• Décidément, le cinéma n’a pas l' air de plaire aux autorités iraniennes. Se sentent-elles tellement affaiblies, tellement désavouées, pour s’autoriser à bafouer ainsi la liberté d’expression d’artistes et de militants des droits de l’homme et mettre en prison une cinéaste, sans le moindre chef d’accusation ?

• Une pétition a été lancée exigeant la libération immédiate de Mahnaz Mohammadi et dénonçant les attaques faites à la liberté d’expression et de création dont sont victimes de nombreux cinéastes iraniens.

 

► Pour signer cette pétition, allez sur :