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Transmis par Georges et Christiane Kauffmann

Parnac (Indre) le 5 novembre 2011

 

CHARLES POULET, cet inconnu.

 

Parnac (Indre) le 5 novembre 2011

Que savions-nous vraiment de Charles, en allant à ses obsèques Samedi 5 Novembre 2011 à Parnac ? C’est spontanément et d’une seule voix que nous avons décidé d’y aller lorsque Gérard, en ce soir de Toussaint nous apprenait la triste nouvelle.

Nous ne connaissions Charles que par ses éditoriaux que nous lui avions demandé de rédiger après la mort de Pierre Pierrard en Décembre 2005.Ils mettaient en exergue ses engagements mais aussi ses convictions par rapport aux évènements nationaux et internationaux et c’est pourquoi il pouvait se déclarer « Citoyen du Monde » en signant ses éditoriaux.

Nous nous sommes rendus à Le Fay, hameau du village de Parnac (dans l’Indre) où sa famille, selon sa demande, l’avait installé dans son cercueil posé sur le pavé de la Chapelle (restaurée par sa tante)

Là, sa sœur et son beau-frère, sa fille, ses petits enfants, et toute la famille de cousins, neveux et petits neveux était réunie ; ils y avaient célébré la veille une veillée de prières. Le bas de l’autel était jonché de feuilles d’Automne cueillies à la vigne vierge de sa maison. Une photo de Charles avec son épouse, devant St Pierre de Rome, nous les montrait jeunes , en marche.

Son veuvage remontait à quinze ans, nous comprenions que nous avions commencé à connaître Charles alors qu’il venait d’être veuf.

Sa fille nous confiait : « nous nous demandions ce qu’il allait faire comme cela à Paris et nous nous inquiétions». C’était une épopée : le minibus frété jusqu’à la gare de Châteauroux, pour le retour de même, alors qu’il revenait avec une valise chargée de livres, certainement ses achats entre 16 h et 19 heures de son train à Austerlitz. Elle ajoutait : Cela l’a aidé à vivre jusqu’à maintenant ». Nous faisions le lien. Nous l’avions vu au dernier CA le 24 Septembre beau dans sa tenue vestimentaire estivale.

Pour l’Assemblée Générale de PARTENIA, au Printemps, heureusement Jean–Pierre Maillard l’avait conduit de Pré St Gervais au 15e arrondissement où il avait une autre AG, le même jour. De quel groupe, de quelle association? Mystère.

Nous quittions Le Fay pour Parnac après un Notre Père et un Je vous Salue Marie demandés par Renée sa sœur bien aimée, en se donnant la main comme le suggéra George.

La Cérémonie d’enterrement fut simple et classique. Les textes de St Jean apportèrent une limpidité et l’assurance de l’Amour que Dieu nous porte. A la récitation du Notre Père, spontanément chacun chercha la main de son voisin. Les témoignages de la famille révélaient encore plus la personnalité de Charles si discret. C’était un oncle très gentil, très aimé. Un temps fort fut aussi celui de la lecture du message de Jacques Gaillot, et des extraits des éditoriaux de Charles, rassemblés par Gérard, notre Président. Les textes ont été remis au Célébrant Stéphane Maritot, Vicaire Général de l’Évêque de Bourges. L’église de Parnac aurait été trop petite pour contenir tous ceux qui par la pensée et la prière étaient présents près du corps de notre ami Charles : « Un gamin de 94 ans toujours indigné et insurgé face aux injustices, aux exclusions, aux violences dans le monde, en Palestine, ou dans l’ Église…, un citoyen du Monde ».

Une chorale – où chantait Charles - redisait inlassablement « Les ténèbres ne sont pas ténèbres, devant Toi... », pendant la procession de l’assistance pour la bénédiction du corps. C’est au son de l’Hymne à la Joie que le cercueil fut élevé au dessus du sol par les jeunes de la famille pour être transporté au cimetière où nous nous sommes rendus à pied. Là le célébrant a osé cette comparaison : « le tombeau est ouvert comme au matin de Pâques… ».

Les feuilles de vigne vierge, toutes colorées furent lancées sur le cercueil avant de rouler l’énorme pierre.

« Ne soyons pas étonnés un jour proche, en marchant en quête d’Espérance de voir aboutir les victoires de nos combats, de le reconnaître marchant à nos côtés avec le Christ ressuscité en arrivant au village d’Emmaüs. »

Alors, comme il avait demandé que la Joie soit présente à ses obsèques, nous avons entonné, incités par George, un negro-spiritual :

« Seigneur tu cherches tes enfants, car Tu es l’Amour,

Tu veux unir tous les vivants grâce à ton Amour.

Seigneur, Seigneur, ô prends en ton Église,

tous nos frères de la Terre dans un même Amour. »

 

Puis nous nous sommes retrouvés tous, envahissant avec une profonde émotion la maison de Charles, pour découvrir un peu plus cet homme si discret sur sa vie personnelle, où chaque objet ou livre parlait de lui.

Toute cette journée Charles fut auprès de nous, sa silhouette pliée, le son de sa voix claire et distincte. Merci, Charles, pour ce que tu nous as donné pour nous faire grandir.

 

Là où tu es, Charles, Citoyen du monde, aide-nous à continuer.

 

Christiane et George KAUFFMANN

 

 

g 2009

 

 

 

RAPPEL :   Notre A Dieu à Charles Poulet

http://partenia2000.over-blog.com/article-notre-a-dieu-a-charles-poulet-87886505.html

 

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