23 février 2012
Transmis par Hélène Dupont
C'est de pire en pire !
Informations de Ziad Medoukh
Responsable du département de français
de l'Université Al Aqsa
et Coordinateur du Centre pour la paix de Gaza
Crise humanitaire à Gaza
Ni eau, ni électricité, ni carburant
par Ziad Medoukh
Depuis plus d’une semaine, la bande de Gaza vit une véritable crise humanitaire La fermeture de l'unique centrale
électrique a provoqué de longues coupures de courant, jusqu’à 18 heures par jour, ce qui signifie que la maison ou le quartier ont droit à six heures d’électricité
quotidiennes.
Vous imaginez? Plus d’un million sept cent mille habitants privés d’électricité pendant des jours et des jours!
Outre ces coupures, en plein hiver, à Gaza, c'est la pénurie d’eau. Tous les puits municipaux qui approvisionnent les
habitants fonctionnent à partir du courant électrique.
Vous imaginez? Des foyers privés d’eau pendant des jours et des jours!
Cette situation est liée au manque de fioul et de carburant qui entraient normalement dans la bande Gaza par
Israël et l’Egypte.Cette pénurie a des conséquences dramatiques sur la vie quotidienne des Gazaouis et paralyse les secteurs économiques de cette région sous blocus.
Imaginez-vous une terre sans électricité, sans eau et sans carburant ? Nous sommes au deuxième millénaire quand même !
Israël refuse l’entrée de matériel et de pièces de rechanges pour cette centrale endommagée par les multiples bombardements,
notamment lors de sa dernière offensive contre Gaza en 2009.
L’Egypte refuse de continuer à fournir du carburant via les tunnels, à Gaza. Nous avions mis toute notre espérance dans leur
révolution, mais un an après la chute de l'ancien régime de ce pays voisin, pour les Gazaouis , rien n'a changé .
A cause du manque de carburant, les moyens de transports ne peuvent pas fonctionner, les étudiants sont contraints d'aller à
pied à l'école ou à l'université, la vie est paralysée.
Beaucoup d’usines ont fermé leurs portes, des milliers de travailleurs se retrouvent au chômage, ce qui aggrave la situation
déjà délicate des habitants de cette prison à ciel ouvert.
Les hôpitaux et les centres médicaux sont les plus touchés, beaucoup d’opérations chirurgicales sont annulées, beaucoup
d’appareils médicaux sont en panne, la vie de centaines de patients est menacée.
L’état d’urgence a été décrété dans la bande de Gaza et même les quelques générateurs qui continuent de fonctionner vont être
arrêtés, faute de fioul.
Devant cette crise, les Gazaouis s’interrogent :
Où sont les organisations de droits de l’homme ?
Où est le monde dit libre ?
Le mercredi 22 février 2012
A voir sur : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11831
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