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Transmis par Hélène Dupont

Voici un petit rayon de soleil venu de Belgique :

 

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Des transgressions légitimes ?

Par  Paul Tihon, prêtre jésuite, théologien

 

   L’ « Appel à la désobéissance » lancé le 19 juin de cette année par un groupe de prêtres autrichiens n’a pas fini de provoquer  des remous, adhésions et condamnations. Le cardinal Schönborn, l’archevêque de Vienne, tout en étant soucieux d’éviter des divisions dans son Église, a eu comme première réaction de dialoguer avec les prêtres en question. Il est suffisamment lucide pour savoir que les sept points contenus dans l’ « Appel à la désobéissance » rejoignent les convictions et, sur certains points,  la pratique de nombreux prêtres, et pas seulement en Autriche.

   Quels sont les points plus « sensibles » ?

- Ne plus refuser la communion aux croyants divorcés remariés ou qui appartiennent à d’autres églises chrétiennes.

- Appeler « Célébration eucharistique sans prêtre » les célébrations avec distribution de la communion.

 - Ne plus tenir compte de l’interdiction de prêcher fait aux laïcs formés et aux professeures de religion (Religionslehrerinnen).

- Changer l’image du prêtre pour que chaque paroisse puisse avoir un responsable, homme ou femme, marié ou non.

- S’exprimer publiquement en faveur de l’ordination à la prêtrise de femmes et d’hommes mariés.

   Pour les « acteurs de terrain », ces points n’ont rien de surprenant. Si les titres de la presse ont parlé d’un « vent de rébellion », les commentaires soulignent qu’ils jouissent d’un « large soutien dans l’opinion » - en tout cas dans nos pays.

   L’initiateur du mouvement, Helmut Schüller, ancien vicaire général de l’évêque, curé d’une des paroisses de Vienne, s’est expliqué sur  ce qui a motivé cet Appel. Le préambule du texte est clair : « Le refus de Rome d’adopter des réformes depuis longtemps nécessaires et l’inaction des évêques ne permettent pas seulement, mais exigent que nous suivions notre conscience et que nous agissions de manière autonome ».

   Dans l’actuelle tendance au recentrage qui domine au Vatican, on peut comprendre que, pour un nombre croissant de prêtres, il devenait impératif, en conscience, non seulement d’adopter des pratiques transgressant les règles officielles, mais de les afficher, pour amener, si possible  la hiérarchie catholique à accepter officiellement des changements déjà largement entrés dans les faits. En effet, sur le terrain, l’application sans discernement des règles en vigueur peut en certains cas blesser gravement des personnes et des communautés et les éloigner de la communion ecclésiale.

   Dans les sociétés en changement rapide comme les nôtres, le droit est souvent en retard sur les faits. Mais l’initiative des innovations provient rarement des autorités en place. Les modifications du droit sont généralement précédées par l’introduction de « coutumes contraires au droit ». Ces « transgressions » s’introduisent à la faveur d’une tolérance tacite des autorités, même si celles-ci, périodiquement, jugent nécessaire de rappeler les règles. Jusqu’au jour où il devient impératif de les modifier. Jusque là, « faites-le, mais ne demandez pas ma bénédiction ».

     Les auteurs de l’Appel invoquent un devoir de conscience.  Peut-être est-il bon de rappeler qu’il existe en la matière une série de critères généralement admis. Je les évoque rapidement :

- la reconnaissance d’un état de besoin qui n’est pas le fait d’un individu, mais d’une communauté ;  

- la volonté d’être fidèle à l’Esprit, ce qui se traduit en pratique par la disponibilité à adopter des solutions meilleures ;

-  le souci de rester cohérent avec la visée  initiale ;

- enfin, la volonté de sauvegarder la communion, quitte à accepter de passer par une phase conflictuelle. 

   De tels choix de transgression comportent des risques. Y compris celui de l’échec. En un temps où l’avenir du christianisme à l’occidentale est plein d’obscurités, la prise de risque est nécessaire. C’est là qu’intervient le critère finalement décisif : l’innovation qui transgresse les règles en vigueur sera-t-elle ou non « reçue » dans l’Eglise ? Cela demande parfois du temps. Sur ce point, nous ne pouvons que faire confiance à la sagesse de ceux et celles qui nous suivront et « recevront », ou non, nos essais plus ou moins tâtonnants.             

 Paul Tihon, prêtre jésuite, théologien

.                    Paru dans le journal « La libre Belgique » du 16 Novembre2011

 

 

 

 

 

 

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Transmis par Pierre  Collet

 Chemin Barbette 3,
 B-1404 Bornival (Belgique)

J'ai donc participé hier à l'enregistrement d'un débat (radio) sur le sujet ci-dessous ! Qui passera sur la RTBF ce dimanche de 11 à 12h et de 23 à 24h.
Mais le 2e sujet est intéressant aussi...
Je vous en communiquerai l'URL exacte dès lundi, quand on pourra l'entendre en "podcast" sur internet.
Cordialement. Pierre.

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Comme promis !
Si cela vous intéresse, vous pouvez écouter l'émission pendant quelques semaines sur :


http://podaudio.rtbf.be/pod/lp-dieu_et_dieu_dans_tout_c3a7a_62f112f2011_la_rc3a9v_10638457.mp3

(A partir de 6minutes 30)

 

Avec Mgr Aloïs Jousten, évêque de Liège, Pierre Collet, ancien prêtre belge, membre du collectif « Pour un Autre Visage d'Église et de Société » ( p.a.v.é.s. ), Sigrid Schraml, conseillère pour le groupe « Eglise et société » au sein du Zentralkomitee der deutschen Katholiken ( ZdK -Allemagne) et Jean Mercier, journaliste, chef du Service religion à l'hebdomadaire catholique français "La Vie".


Bonne journée. Bien cordialement. Pierre


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Transmis par Marie Jeanne Jehl

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Les groupes Jonas Alsace, réunis à Sélestat le 16 octobre 2011, communiquent :

JUSQU’À DÉSOBÉIR ?

Éclairés les uns par les autres et par la lecture de l’Évangile, nous obéissons à notre conscience :

Nous sommes heureux quand des frères et sœurs divorcés remariés ou chrétiens d’autres confessions partagent avec nous le repas eucharistique.

Nous sommes heureux quand des laïcs formés, hommes et femmes, s’adressent à l’assemblée au cours de la liturgie pour nous aider à mieux comprendre et à mieux vivre la Parole.

Nous sommes heureux quand des communautés savent vivre et célébrer en l’absence d’un prêtre et maintenir la présence de l’Évangile sur leurs lieux de vie.

Nous serons heureux quand notre Église confiera les communautés locales à celles et ceux qui y seront appelés, selon leurs compétences et quel que soit leur état de vie.

Nous remercions et nous soutenons tous les prêtres et diacres qui, à la suite de l’appel des théologiens allemands, des prêtres autrichiens, irlandais et du diocèse de Rouen, choisissent et choisiront de « désobéir » pour mieux manifester la tendresse de Dieu.

Nous savons que, à l’instar de 71% des Autrichiens, les chrétiens que nous rencontrons soutiennent le mouvement qui est en train de naître.

Pour plus d’informations sur les groupes Jonas d'Alsace :

http://jonasalsace.over-blog.org/

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INVITATION

Solidaires des prêtres autrichiens, prenons la parole et agissons

Venez nous rejoindre

Samedi,  5 novembre 2011 à 10 heures

au Foyer de l'Etudiant Catholique (FEC)

17, place Saint-Etienne  -  Strasbourg

 

Pour partager fraternellement nos préoccupations sur la mission de notre Eglise.

Pour témoigner de notre espérance en son renouveau.

 

Afin que la Parole de Dieu soit entendue comme révélation de sa tendresse pour les hommes et qu'elle soit source d'engagements pour un monde plus juste.

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Pour plus d'informations : http://jonasalsace.over-blog.org/

Contact : jean.paul.blatz@gmail.com

 

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