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Transmis par Maryvonne Pinel


Partenia dans nos campagnes

 

Echos de nos villages

 

La Lettre de Partenia du mois de juin mettait en lumière Kamel. On accueille cette joie qui nous vient en voyant ce visage exister. Sur scène, près de sa tente, Kamel accède à lui-même., trouve sa place sur la ligne de la vie et du temps.

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Au canal Saint Martin, la résistance menée par plusieurs associations, revient dans nos mémoires et on se souvient aussi des paroles de Jacques Gaillot : «  Sous chacune de ces tentes, il y a un être humain et c’est lui qui est sacré. »

L’histoire de Kamel éveille en nous la fraternité qui nous lie.

 

Il y a ces actions d’envergure, médiatisées parfois, et il y a ce qui se vit à une plus petite échelle dans nos villages.

 

A la campagne, on peut paraître bien loin des témoignages d’exclusion et de précarité présentés à la dernière AG de Partenia par Brahim, marocain, Hakim, algérien, un autre Brahim, mauritanien et Françoise « la dame du voyage ».

Et pourtant, dans nos villages aussi se vit la pauvreté, l’endettement, l’exclusion.

Il existe peu d’associations ou comités sur place pour que ces personnes s’expriment, se rassemblent ou agissent ensemble.

Que fait-on alors ?

 

Quelques membres du CCAS de la commune essaient de pallier à l’urgence.

Une aide alimentaire régulière est donnée à ces familles, à partir de colis que l’on va chercher à la banque alimentaire avec le camion de la commune. Les repas du jour de la cantine scolaire, non utilisés sont redistribués immédiatement.

Ce sont là des petites actions concrètes, elles font se rencontrer les gens, elles permettent de se connaître. Une relation de confiance s’établit, l’entraide se met en place pour essayer de trouver du travail comme des heures de ménage. Parfois, il faut se mobiliser pour trouver  un logement et accompagner dans les démarches administratives.

L’amitié se noue au fil du temps, elle aide à vivre, le village devient le lieu d’une aventure partagée, celle-ci est source d’enrichissement mutuel.

Quel bonheur, quand dans la cour de l’école, on croise le visage souriant d’une maman, alors qu’il y a quelques mois, celle-ci, sombre et repliée, venait avec son enfant et repartait.

On se rend compte combien l’écoute, la parole peuvent répondre au besoin de considération ou aider à dépasser un mal de vivre.

Quand une relation est créée, on peut espérer et l’avenir a de nouveau un sens.

 

Les gens du voyage, depuis un an, ne sont plus rejetés, une aire d’accueil aménagée leur est réservée. Après quelques difficultés, le voisinage semble accepter ces nouveaux habitants « temporaires »… Leurs enfants sont accueillis à l’école durant les séjours.

Ils entrent dans la vie sociale, préviennent de leur arrivée et de leur départ, rendent la clé du terrain et le terrain propre. La mairie leur demande de payer une part d’eau et d’électricité, cela ne pose pas de problème. Comme quoi, les bonnes relations et l’intégration dans un village deviennent possibles !

 

Avec peu de moyens, mais avec la volonté d’aller vers l’autre, d’essayer de le comprendre, le village devient un espace social ouvert à tous. La communauté s’enrichit de relations nouvelles, les différences qui au départ, risquaient de repousser, d’exclure, deviennent au contraire des atouts dans nos échanges humains.

 

Les petits ruisseaux font les grandes rivières. L’eau coule et se dirige vers le large….

 

Maryvonne Pinel


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Grâce à la Banque alimentaire ...

 

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Mon ami viens voir Partenia !

 

 

 

 

 


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