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6 mars 2012


Transmis par Clément Boursin (ACAT)

 

 

 

Prix Obiang :

Irina Bokova s'inquiète pour l'image de l'Unesco

 

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05.03.2012 - Chaque dimanche en direct sur TV5Monde et sur les antennes de RFI, Internationales accueille une personnalité au cœur de l'actualité internationale politique, économique, scientifique ou culturelle.

Hier, dimanche 4 mars 2012, c'était Irina Bokova, la Secrétaire générale de l'Unescco qui répondait aux questions du journaliste Xavier Lambrechts, évoquant les grands thèmes de l'actualité internationale : en Afrique, dans le monde arabo-musulman avec les suites du printemps arabe, en Syrie, ou encore avec la reconnaissance d'un "Etat palestinien" , nouveau membre à part entière de l'Unesco. Parmi les divers sujets abordés, Irina Bokova s'est exprimée au sujet d'une décision à venir sur le Prix international Unesco-Obiang Nguema Mbasogo pour les Sciences de la Vie :

- Je voudrais vous questionner sur le prix Unesco-Obiang. C'est une question qui est débattue en ce moment au Conseil exécutif de l'Unesco. C'est un prix qui est finacé par le régime qu'on peut qualifier de "corrompu" et de "répressif" du président Obiang en Guinée équatoriale. Un prix qui a reçu le label Unesco. Beaucoup d'ONG qui défendent les Droits de l'Homme demandent la suppression pure et simple de ce prix. Est-ce que l'Unesco va prendre une décision sur cette question dans les prochains jours ?

- Voyez-vous, je ne porterais pas de jugement sur tel ou tel régime d'un pays-membre, mais je dirais qu'il s'agit d'une décision adoptée en 2008 par le Conseil exécutif. Ce prix pour la recherche dans le domaine des sciences de la vie, c'était une excellente idée, mais quand je suis arrivée à ce poste, j'ai constaté qu'il y avait beaucoup de critiques de la part de la communauté scientifique, et pas seulement de la part des ONG qui défendent les Droits de l'Homme.
Après la première réunion du jury, le président du jury m'a écrit que le jury lui-même était inquiet pour la réputation de l'Unesco et je me suis alors tournée vers le Conseil exécutif, et maintenant c'est à lui qu'il appartient de prendre une décision.

- Et pour votre part, vous ne prendrez pas position à titre personnel ?

- Voyez-vous, ici je m'exprime en tant que Directrice générale de l'Unesco. Ma réputation est de veiller à la réputation et à la bonne image de l'Organisation, et dès je vois qu'il y a une menace, je me tourne vers les organes dirigeants. Et dans ce cas-là, c'est le Conseil exécutif qui doit prendre ses responsabilités.

- Apparemment, les opposants à ce prix, et notamment les ONG, ne seraient même pas prêts à ce que le prix continue à exister en tant que prix en faveur des sciences de la vie, mais sans le nom du président Obiang. Alors, comment le Conseil exécutif peut-il réagir face à cette demande ?

- Vous voyez, il y a plusieurs positions, il y a ceux qui considèrent qu'on peut l'adopter et ceux qui considèrent que ce n'est pas acceptable. Pour moi, en tant que Secrétaire général, ce qui m'a le plus préoccupée, et ce qui me préoccupe toujours, ce sont principalement les critiques, les appels des prix Nobel scientifiques de différents pays, même de l'Afrique, qui m'ont écrit, et même Desmond Tutu, qui considèrent que l'image et la réputation de l'Unesco sont menacées. Il y a plusieurs propositions sur la table. C'est maintenant au Conseil exécutif de décider, c'était le sens de mon appel aux pays membres. Ils doivent s'occuper maintenant de ce dossier.

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L'INVITEE : Irina BOKOVA est une femme politique bulgare, directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) depuis octobre 2009.

Née à Sofia le 12 juillet 1952, Elena Bokova est la fille de Gueorgui Bokov, rédacteur en chef du journal du Parti communiste bulgare. Elle fait des études d'anglais qu'elle poursuit notamment à l'Institut d'État des relations internationales de Moscou et à l'Université du Maryland.

En 1980, elle devient conseillère aux Nations unies. Elle entre en politique en 1989; lors de la chute du mur de Berlin elle intègre le Parti socialiste bulgare. Elle suit parallèlement des cours d'économie à l'université Harvard.

En 1996, elle se présente à la vice-présidence de la Bulgarie, aux côtés du candidat à la présidence, Ivan Marazov mais son parti échoue. En 1990 et 1991, Elena Bokova est toutefois député dans son pays, et le redevient de 2001 à 2005. Elle a également été vice-présidente de la commission des affaires étrangère.

Entre 2005 et 2009, elle devient ambassadrice de Bulgarie en France et à Monaco puis auprès de l'UNESCO. Le 22 septembre 2009, elle est élue directrice générale de l'UNESCO par le conseil exécutif, face à l'Égyptien Farouk Hosni. Mme Bokova est la première femme à diriger cette institution. (Source : TV5Monde-RFI)

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Revoir :

 

http://partenia2000.over-blog.com/article-unesco-il-faut-eliminer-le-prix-obiang-100416855.html