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Publiée le 1 août 2012

 

En trois mois, d'avril à Juillet 1994, un million de personnes furent méthodiquement exterminées au Rwanda. Leur unique crime était d'être né Tutsi. Nous avions quinze ans lorsque nous avons vu ces images à la télévision un jour d'Avril 1994. Ces images de barbaries semblaient incompréhensibles. Des Africains se battaient à coup de machettes et on nous parlait de haines ancestrales, de massacre inter ethnique, de guerre tribale. Nous avions quinze ans et nous ne comprenions pas que cette histoire était aussi la nôtre. Pourtant c'était un génocide, et il avait lieu sous nos yeux.

Quelques années plus tard, nous avons entendu les premières accusations portées contre l'Etat français. La France semblait avoir joué un rôle dans cette histoire. Certains parlaient même de complicité. Nous avons voulu en savoir plus.
Ce film raconte le dernier génocide du vingtième siècle. Au Rwanda, il ne s'agissait ni de barbarie ancestrale ni d'une soudaine explosion de violence, mais d'une histoire politique et moderne. Ces hommes qui massacrent leurs voisins sont avant tout des êtres humains. Nous avons voulu comprendre ce qui était arrivé à l'humanité dans les collines du Rwanda.

La haine raciale qui guidait les auteurs du génocide ne date pas de la nuit des temps mais trouve son origine à la fin du dix-neuvième siècle. Alors que le racisme moderne et ses théories pseudo-scientifiques naissent en Europe, des explorateurs allemands pénètrent au Rwanda, le dernier territoire inexploré d'Afrique. Ils y découvrent une société centralisée divisée en deux groupes : les Hutu et les Tutsi. Les tutsi sont minoritaires et constituent une aristocratie qui domine la majorité Hutu. Mais la frontière entre les deux groupes n'est pas absolue. En montant dans la hiérarchie sociale, un Hutu peut devenir un Tutsi. Habités par leurs théories raciales, les Allemands et les Belges vont transformer ces deux groupes en deux races distinctes. Ils façonneront ainsi chez les Rwandais eux-mêmes, une conception raciale jusque-là inexistante.

Les colons Belges se sont longtemps appuyé sur l'aristocratie Tutsi pour contrôler le pays. Mais lorsque dans les années 1950, l'élite Tutsi est gagnée par les idées indépendantistes, les Belges favorisent l'émergence d'un mouvement Hutu. Ce mouvement aboutit en 1959 à la révolution sociale Hutu. Concrètement, des leader Hutus renversent la monarchie Tutsi et s'emparent du pouvoir.

Cette idéologie raciste sert de fondement à l'Etat Rwandais post colonial. Dès l'indépendance les Tutsis sont victimes d'un véritable apartheid. Fuyant les massacres et les persécutions, les Tutsi se réfugient par centaines de milliers dans les pays voisins. Ils n'abandonneront jamais l'idée de revenir sur leur terre. Après plusieurs tentatives de retour, ils créent dans les années 1980 une organisation politico-militaire. Les exilés Tutsi ont désormais leur armée, le front patriotique Rwandais : le FPR.

Le 1 er Octobre 1990, le FPR lance ses troupes à l'assaut du Rwanda et de son régime Hutu. L'offensive du FPR connait un succès immédiat mais éphémère. Le président Hutu du Rwanda, parvient à sauver la situation en obtenant l'intervention de troupes françaises belges. Cette intervention européenne permet aux soldats du régime Hutu de repousser les offensives du FPR.

Mais la guerre ne fait que commencer et elle durera quatre ans....

Infinity Reportage TV.

 

 

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Rwanda : L’enquête Bruguière, une imposture française

 

jeudi, 04 avril 2013

Journaliste belge, Philippe Brewaeys démonte l’une des plus extraordinaires machinations judiciaires de l’histoire de France : l’enquête biaisée menée par le juge Jean-Louis Bruguière sur l’attentat du 6 avril 1994 au Rwanda, attentat qui fut l’élément déclencheur du génocide des Tutsi.

Le 6 avril 1994 à 20 h 23, deux missiles sont tirés contre l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana. L’appareil en phase d’atterrissage explose, ses occupants sont tués sur le coup. Parmi eux, les trois Français qui composent l’équipage et le président de la République du Burundi, Cyprien Ntaryamira. Presque aussitôt, les extrémistes hutu accusent les Casques bleus belges de la Mission des Nations unies pour le Rwanda (MINUAR). Au même moment, ils dressent partout des barrages, tuent les Tutsi qui passent, assassinent les personnalités modérées du gouvernement. Dix militaires belges de la MINUAR sont abattus. Le génocide commence. En cent jours, environ un million de personnes seront exterminées : les trois-quarts des Tutsi du Rwanda et aussi des Hutu démocrates ou qui ont le malheur de présenter “la morphologie tutsi”.

 

Lire la suite sur :

 

http://afrikarabia2.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/04/04/rwanda-l-enquete-bruguiere-une-imposture-francaise.html

 



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