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La Lettre de Partenia (Numéro 69) est sortie

 

La Lettre de Partenia (n° 69)

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Revoir :  http://partenia2000.over-blog.com/article-23-mars-2013-rencontre-annuelle-de-partenia-2000-les-photos-116537306.html

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Quand « La Lettre de Partenia »

                  reflète l’âme de Partenia

 

Quand la lettre de Partenia paraît dans nos maisons, elle est toujours un lieu de rencontres.

Récemment quelqu’un me disait : « La Lettre de Partenia donne un coup de fouet, elle relance, il y a dans ces pages des visages qui nous portent et tous ceux qui peuvent donner le meilleur d’eux-mêmes parlent. »

Justement, ce qui donne du poids à la Lettre, c’est peut-être la force des images. Nous tournons les pages, nous observons les visages, n’est-ce pas là une façon de se regarder les uns, les autres ?

Pas de discours dans la Lettre. C’est de la Vie et des autres que viennent des réponses. Il y a au cœur de la Lettre une dynamique qui n’est autre que le mouvement de la Vie et des évènements.

Nous sommes tantôt transportés vers un pays lointain, tantôt ramenés tout près de chez nous, c’est une allée et venue dans le monde auprès « des gens d’ici et d’ailleurs », où chacun peut dire ce qu’il fait sans chercher à réaliser l’impossible, mais à faire tout simplement des choses à sa portée.

Il suffit parfois d’un peu de temps et d’amitié.

Dans la Lettre, la chaleur des couleurs, la diversité des images en disent plus que bien des mots.

Dans la Lettre de juin par exemple, sur le visage lumineux de Mohamed Bhar, musicien et chanteur tunisien, se lit la détermination mais aussi l’appel à notre humanité. La Lettre dit. La Lettre unit.

Elle fixe des moments inoubliables de rencontres et d’amitié qui sauvent de l’indifférence.

Jacques Gaillot, (qu’il s’en défende !), est toujours présent et donne le ton pour se rassembler.

C’est avec une infinie simplicité qu’il nous fait savoir combien il est urgent de se mobiliser pour sauver de la mort un condamné, combien il est important de participer à une marche de contestation, d’aider une personne à mourir dans la dignité, d’accompagner un ami parti pour le grand voyage, participer à un procès, et par là même, rassurer une famille.

Ainsi s’échangent les expériences, les attentes. La Lettre est une invitation à agir, tant de choses peuvent être dépassées dans les actions partagées.

Lors d’un rassemblement à Paris pour la cause tunisienne, Jacques Gaillot dit encore : «  Dans la grande salle se succèdent les musiciens, les chanteurs, mais surtout les prises de paroles. Une fois de plus, je m’adresse à eux, les Tunisiens savent qu’ils ne sont pas seuls ». Etre supporter patient et discret de ceux qui peinent, n’est-ce pas déjà les apaiser ?

C’est aussi ce qu’exprime Monique aux côtés d’Hassen, une écoute attentive et fraternelle qui va le conduire vers une famille accueillante.

Il y a aussi des voix fortes qui interpellent, on pense à celle de Charles : «  Epousons notre temps pour que la société dans laquelle nous vivons soit enfin plus juste. » S’engager pour libérer.

Au détour des mots, des images, des lieux, la Lettre provoque à ce combat.

Des formules percutantes telles que « changer de regard », « changer de vocabulaire », étayées d’exemples pris dans le concret de la réalité, nous bousculent dans nos habitudes, incitent à changer et à se changer.

La Lettre est le cri de chacun, un cri pour dire l’inacceptable.

Rappelons-nous Françoise, la dame du voyage : « Je veux faire voir aux gens que je suis une citoyenne comme tous les autres… A petits pas j’avance pour moi et pour d’autres aussi. »

Les témoignages pourraient se multiplier, les visages se pressent dans nos mémoires.

Quelle richesse et quelle chance d’être en lien !

La Lettre nous procure un regain de vitalité dans sa variété, elle renouvelle, elle rajeunit. L’audace et la gaieté rythment ses pages. On attend cette Lettre, puis elle arrive chez nous. Elle est là, disponible. On peut la commenter avec un proche, on peut l’offrir.

Des visages ont pris la couleur du temps, d’autres se sont effacés, mais ils sont là, ils ont été là… Tous donnent vie à Partenia.

La Lettre traduit l’ineffaçable, elle est l’âme de Partenia.

 

Le 31 juillet 2012

Maryvonne Pinel