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Transmis par Martine Boichot Camara

REVUE  DE  PRESSE  EFFECTUEE  PAR  ATTAC PARIS 13ème

 

«Éradiquer les paradis fiscaux» rendrait la rigueur inutile

Pierre Khalfa (Fondation Copernic, Collectif citoyen pour un audit de la dette)

Jérôme Cahuzac, célébré jusqu’à sa chute comme le « moine soldat de la rigueur », était un cynique adepte de l'évasion fiscale. Grand écart dévastateur pour la politique de François Hollande, qui affirme maintenant vouloir désormais « éradiquer les paradis fiscaux ». Cette ambition nouvelle et bienvenue est-elle envisageable sans remettre en cause le rôle prééminent des marchés financiers dans nos sociétés ? À notre avis, non.

L'évasion fiscale n’est pas qu’une « faute morale » (pour citer M. Cahuzac) attribuable à quelques brebis galeuses, ni une simple affaire de « délinquance financière ». Car il faut admettre que si, comme c'est solidement établi par les spécialistes, la moitié du commerce international de biens et services transite aujourd'hui par les paradis fiscaux, nous ne sommes pas confrontés à des pratiques délictueuses marginales mais à une logique systémique.. L’éradication des paradis fiscaux et de l’évasion fiscale rebattrait toutes les cartes du jeu économique.

La suite : http://blogs.mediapart.fr/blog/pierre-khalfa/300413/eradiquer-les-paradis-fiscaux-rendrait-la-rigueur-inutile


Combattre l'évasion fiscale : "Il faut avant tout une volonté politique"

Une tribune de Vincent Drezet, secrétaire général de Solidaires Finances Publiques. Affaire Cahuzac, Offshore Leaks, rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)… Peut-on en finir réellement avec l’action de ces territoires et avec l’évasion fiscale ? Le veut-on réellement ? Il est plus facile de répondre à la première question qu’à la seconde.

L’actualité s’est récemment emballée sur le front de l’évasion et de la fraude fiscales (qui, rappelons-le, provoquent un manque à gagner de 60 à 80 milliards d’euros en France).

Ce n’est certes pas la première fois qu’on assiste à un tel emballement. En 2009, les sommets du G20 et l’affaire HSBC avaient nourri le débat public et donné lieu à de nombreuses déclarations, toutes plus déterminées et volontaristes les unes que les autres (« L’ère du secret bancaire est achevée », selon le communiqué final du G20 de Londres ; « Les paradis fiscaux, c’est fini », avait affirmé Nicolas Sarkozy). Bien avant, les travaux de l’OCDE de la fin des années quatre-vingt-dix avaient dénoncé la concurrence fiscale dommageable et l’action des paradis fiscaux. Des listes noires de territoires non coopératifs avaient déjà été établies au début des années 2000 tant par l’OCDE en matière de fiscalité que par le groupement d’action financière (Gafi) en matière de lutte contre le blanchiment d’argent. Le sujet n’est donc pas nouveau. Mais, de fait, le bilan de ces diverses déclarations et actions est décevant. Les paradis fiscaux et judiciaires sont en effet toujours très actifs, ils continuent d’alimenter l’évasion fiscale et le blanchiment et de jouer un rôle nocif dans la déréglementation financière.

La suite : http://www.humanite.fr/tribunes/il-faut-avant-tout-une-volonte-politique-536897


Les PFJ, c’est quoi ?

Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires

Loin d’être paradisiaques, ces territoires constituent des espaces où les règles appliquées par la majorité des Etats n’ont plus lieu d’être : tu ne voleras point, tu paieras tes impôts, tu gagneras ton salaire à la sueur de ton front, tu joueras les règles de la concurrence, tu respecteras les législations sociales et environnementales… Les paradis fiscaux et judiciaires participent, selon le mot du magistrat Jean de Maillard, à la construction d’un « monde sans loi ». Or, dans un monde sans loi, c’est la loi du plus fort qui règne. Les conséquences sont redoutables.

Dans l’imaginaire collectif, l’expression « paradis fiscal » évoque une île lointaine et enchanteresse où quelques milliardaires s’enrichissent en dormant à l’ombre des palmiers : en un mot, rien qui semble nous concerner directement.

Cette image ne correspond absolument pas à la réalité. Elle est à la fois trompeuse et nocive. Aujour’hui, la majorité des capitaux qui se pressent vers les paradis fiscaux proviennent des entreprises multinationales. Et ce sont bien les budgets des États qui pâtissent de cette évasion fiscale massive. Et les contribuables sont appelés à compenser les pertes budgétaires dûes à la fraude et à l’évasion fiscale des multinationales par exemple par le développement de la TVA. Sans parler des PME qui souffrent de la concurrence des entreprises multinationales artificiellement avantagées par leur capacité à échapper à l’impôt..

La suite : http://www.stopparadisfiscaux.fr/les-pfj-c-est-quoi/

Les paradis fiscaux....
Les paradis fiscaux....