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Transmis par Pablo

Ipar Euskal Herriko ETXERAT Pays Basque nord

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ENCORE DES VIOLENCES À LA PRISON DE SEYSSES

ENCORE DES VIOLENCES À LA PRISON DE SEYSSES

 

Lundi dernier 27 mai, à la suite d’une discussion avec une surveillante, Itziar Moreno (originaire de Bilbo) a été jetée au sol, frappée, menottée et emmenée très violemment au mitard où elle a été condamnée à passer 25 jours. Cette nouvelle agression faisant suite à de nombreuses tensions et provocations de la part de la prison, Itziar est entrée en grève de la faim.

 

Deux jours plus tard, mercredi 29, après avoir été emmenée à l’infirmerie de la prison, sa cellule étant dépourvue de papier hygiénique, elle a demandé à pouvoir en emporter un rouleau. Les surveillants ont refusé, et une nouvelle discussion s’est à nouveau terminée par un tabassage d’Itziar.

 

En solidarité avec elle, les trois autres prisonniers politiques basques de Seysses sont également entrés en lutte, demandant à ce qu’elle sorte du mitard et à ce que les tensions cessent immédiatement. Oihana Garmendia, qui se trouve dans une autre partie de la prison, est également entrée en grève de la faim le 27 mai. Elle a cessé cette grève après 6 jours pour des raisons de santé, et refuse maintenant les plateaux de la prison, de même que Julen Mujika. Ruben Riveiro est également en grève de la faim depuis vendredi 31 mai.

 

Nous rappelons que les incidents sont fréquents dans cette prison, et que les prisonniers basques y sont souvent obligés de mener des luttes extrêmes simplement pour faire respecter leurs droits essentiels, comme cela a été le cas de Xabier Aranburu il y a à peine quelques semaines. Nous dénonçons fermement ces violences. Nous exigeons qu’Itziar Moreno sorte du mitard et que les droits de l’ensemble de nos parents et amis prisonniers soient enfin garantis et respectés.

 

 

Rectificatif  Ion Kepa Parot

 

C’est la Cour d’Appel de Paris qui a refusé l’aménagement de peine du prisonnier politique basque Ion Kepa Parot et non, comme nous l’avons dit, le Tribunal d’Application des Peines. Ce dernier l’avait au contraire accepté dans un premier temps, décision contre laquelle le Procureur a fait appel. Nous dénonçons une nouvelle fois ce refus qui repose sur des motifs politiques extrêmement inquiétants, et qui indique clairement que la condamnation de Ion Kepa doit s’aligner sur celle de son frère Unai, condamné en Espagne à des centaines d’années de prison, et que la doctrine 197/2006 entend maintenir 40 ans derrière les barreaux. Les juges de la Cour d’Appel transforment une mesure pouvant être aménagée selon leurs propres lois en peine de mort. Nous exigeons une nouvelle fois la fin des mesures d’exception qui cherchent à maintenir les prisonniers basques en prison jusqu’à la fin de leurs jours… et des nôtres. Unai, Ion Kepa, de même que Frederik Haranburu et Jakes Esnal viennent d’entrer dans leur 24ème année de prison. Leurs proches dans leur 24ème année sur les routes de la dispersion. Ça suffit. Ils doivent être libérés immédiatement.

 

Euskal Herria, le 3 juin 2013

 

ENCORE DES VIOLENCES À LA PRISON DE SEYSSES