"Pendant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait promis la rupture
dans la politique africaine de la France. Et force est de constater que dans cette affaire la rupture est là".
Pourvu que ça dure ...
France-Djibouti
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La mort du juge Borrel : une affaire criminelle
Nicolas Sarkozy (g) a reçu ce mardi 19 juin 2007 la veuve du juge Bernard Borrel.
(Photo : Reuters)
Le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a confirmé mardi soir dans un communiqué l'origine criminelle de la mort du juge
français Bernard Borrel en 1995 à Djibouti. Cette confirmation officielle, réclamée par la juge Sophie Clément chargée de l'enquête, est intervenue après que la veuve du magistrat eut été reçue
mardi par le président français Nicolas Sarkozy qui s'est engagé, selon l'un des avocats d'Elisabeth Borrel, à l'aider dans ce dossier qui prend des allures d'affaire d'Etat. Elisabeth Borrel a
exprimé sa satisfaction après un entretien avec le président français, le premier à ce niveau dans une affaire qui trouble les relations entre Paris et son ancienne colonie de la Corne de
l'Afrique.
Pendant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait promis la rupture dans la politique africaine de la France. Et force est de constater que dans cette affaire la rupture est là.
Alors qu'en 12 ans, la veuve du juge assassiné n'a jamais pu être reçue ni à l'Elysée, ni par un ministre de la Justice, elle a pu s'entretenir, mardi 19
juin, pendant plus d'un quart d'heure, avec le président de la République, juste avant l'annonce du nouveau gouvernement.
Alors que, selon ses propres termes d'Elisabeth Borrel, pendant 12 ans, elle a dû faire face au cynisme de Jacques Chirac, elle affirme avoir trouvé en
Nicolas Sarkozy un interlocuteur attentif, qui ne s'opposera pas à la manifestation de la vérité.
Reste maintenant à concrétiser cette bonne volonté par des actes. Tout d'abord, en déclassifiant un certain nombre de documents qui pourraient permettre
de faire toute la lumière sur l'assassinat de Bernard Borrel à Djibouti. Ensuite, en demandant à la Cour internationale de Justice d'entendre Madame Borrel comme témoin. La demande ne peut venir
que d'un Etat.
Enfin, Elisabeth Borrel a redemandé, ce mardi, à ce que le parquet publie un communiqué indiquant que le dossier d'instruction de l'affaire Borrel est
bien une affaire criminelle, ce qui tordrait définitivement le cou à l'hypothèse du suicide.
Mardi soir, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a confirmé dans un communiqué l'origine criminelle de la mort du juge français
Bernard Borrel dont le corps avait été retrouvé en 1995 au bas d'un ravin à Djibouti.
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