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Hier, le Togo :
Extrait d’une lettre à Monsieur Kofi ANNAN, Secrétaire Général des Nations unies
Paris le 12 mai 200
Monsieur le Secrétaire Général,
Les membres de la Coalition Togo sont gravement préoccupés par la détérioration constante de la situation des droits de l’homme qui prévaut au Togo, en particulier depuis la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 24 avril 2005 qui, selon plusieurs observateurs sur le terrain, n’a été ni libre, ni transparente, ni démocratique.
Durant les 38 ans de pouvoir, de Gnassingbé Eyadéma, les forces de sécurité togolaises se sont régulièrement rendues coupables de graves atteintes aux droits de l’homme, particulièrement à l’approche et durant la tenue d’élections. La répression observée depuis le début du processus électoral, qui s’est ouvert avec la mort de l’ancien chef de l’Etat, a été particulièrement violente.
La Coalition Togo est particulièrement préoccupée par de nombreux témoignages de victimes recueillis dans plusieurs localités (Aneho, Atakpamé, Kpalimé, Lomé, Sokodé) selon lesquelles les forces de sécurité se seraient livrées à des exactions à l’encontre des populations civiles et auraient fait un usage excessif de la force contre les manifestants de l’opposition. Le bilan en vies humaines est particulièrement lourd.
….
 

togo.jpg

 

Lomé, 2005


Aujourd’hui, le Kenya
KENYA: Flambées de violence post-électorales, « catastrophe nationale » - Croix-Rouge

NAIROBI, 2 janvier (IRIN) - Le Kenya se trouve actuellement au beau milieu d'une « catastrophe [humanitaire] nationale », aux prises avec des flambées de violence post-électorales qui ont fait des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, aujourd'hui hors de portée des secours immédiats, et ont condamné bon nombre d'autres à être dépendants de l'aide au cours des prochains mois, selon la Croix-Rouge kényane.
 

kenya.jpg

Demain : le Cameroun ?
L’Arche de Zoé surfe sur nos misères – Nous surfons sur notre médiocrité (par Benda Bika)
Je vous la donne si vous l’aviez ratée : Paul Biya, président du Cameroun depuis 25 ans, veut donner satisfaction « au peuple » et jouer à plein les démocrates. Dans son message de fin d’année, il a découvert que l’article 2 de la Constitution qu’il avait fait rédiger et rectifier plusieurs fois déjà, et qui limitait les mandats présidentiels à seulement deux (de sept ans, au lieu de 5 ans à l’origine) limitait trop « la volonté du peuple » et était « contraire à nos options démocratiques ». Nos cousins du Cameroun sont heureux : ils ont un président qui les écoute, eux. Et, ne ricanez pas bande de suspicieux : c’est une qualité très rare par les temps qui courent, un président qui « accueille » la volonté d’un peuple et lui donne des raisons de conforter « ses options démocratiques » ! C’est une chance inouïe que nous avons, nous Africains, de faire toujours coïncider notre volonté avec celle de nos dirigeants pas du tout ou mal élus. Notre démocratie sait prendre les formes qu’il faut en fin de mandant. Paul Biya devait rendre son tablier en 2011, son dernier mandat. Le Peuple du Cameroun unanime le retient par le bouton du veston : surtout ne nous abandonnez pas ! Que serions-nous sans vous, papa ! De vrais veinards, ces Camerounais!
 

 

biya.jpg

  Paul Biya 

                                                                  

Petit détail, Paul Biya n’innove en rien. Avant lui, beaucoup ont su « accueillir » la volonté de leurs peuples. Des noms ? Tiens : Ben Ali (Tunisie) ; Bernard Bongo (Gabon) ; Idriss Deby (Tchad) ; Paul Kagamé (Rwanda) ; José Edoardo dos Santos (Angola) ; Robert Gueï (Côte d’Ivoire) et j’en oublie sûrement (vous pouvez compléter la liste). Mais le must c’est un certain Gnassingbé Eyadema, au Togo. En voyage en Afrique du Sud, il cracha et jura : jamais je ne toucherai à « ma » Constitution. Quelques semaines plus tard, sur le perron de l’Elysée où il était reçu par Jacques Chirac, il en remettait une couche : je n’y toucherai pas, à la Constitution ; « parole de militaire » ! Nous étions en décembre 2002. En janvier 2003, le parlement togolais accueillait « la volonté du peuple » et modifiait la Constitution en son article 59 limitant les mandats. Et en juin 2003 Eyadema l’emportait haut-la main (57,73% des voix). Seuls des constipés à l’Union Européenne trouvaient « un déficit démocratique » à tout cela. Car aussitôt réélu, un premier télégramme de félicitations tombait sur le bureau en teck de M. Gnassingbé le père, à la caserne de Lomé2. Il était signé d’un certain Chirac, Jacques de son prénom. France-Afrique, le destin des hommes que n’ont changé aucune aube du passé: hier c’est comme aujourd’hui M. Sarkozy, les ruptures c’est pour les veaux. Et puis, on le sait : le tango se danse toujours à deux : on recule et/ou on avance à deux. Une seule interdiction : ne pas marcher sur le (la) partenaire. Ça ne se fait pas.
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Chirac est parti ...

chirac---djibouti.jpg


...mais la même politique continue :
 

biya-sarko-paris-10-26-07.jpg

Paul Biya à l'Elysée

 

 Voir aussi :

http://reseau-raja.over-blog.com/article-4067746.html

http://www.wideo.fr/video/iLyROoaftSyK.html

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Tag(s) : #www.partenia2000
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