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Compte rendu de l’assemblée générale des Réseaux du Parvis.
 
                               par Maryvonne Pinel
 
 
Novembre 2007
 
 
 
L’assemblée générale des réseaux du parvis s’est déroulée les 24 et 25 novembre dans les Vosges, au Hameau du Vic sur la commune de Ban-sur-Meurthe .
 
Nous étions 80 représentants d’associations, à nous réunir à la maison d’accueil : Notre Dame des Monts ; accueil préparé par Jean Riedinger de l’association Espérance 54 basée à Nancy.
 
L’ambiance familiale de cette maison, toute empreinte de simplicité, a donné le ton à ces deux journées, dominées par le plaisir de la rencontre, la joie de l’échange. Et c’est dans cette ambiance chaleureuse que les idées ont circulé.
 
Le président André Létowski qui a rondement mené les débats pendant deux jours, a ouvert la séance en donnant la parole aux associations venues rejoindre le parvis :
-         le groupe Echo de Caen qui compte une douzaine de personnes toutes très engagées,
-         le groupe Jonas Vosges composé de laïcs et de prêtres. Ils ont souhaité sortir du cercle fermé de leur diocèse, et faire quelque chose avec d’autres, s’ouvrir sur le monde et apporter leurs richesses de vie de groupe. La diversité offerte par Parvis les a attirés.
      -     Un même souci d’ouverture amène le groupe Paroles sur le parvis de Grenoble à rentrer dans la fédération.
 
Un hommage ému est rendu à Jacques Chatagner qui a beaucoup travaillé pour la revue Parvis. Son esprit d’ouverture a permis à la revue d’élargir sans cesse ses perspectives, en cherchant toujours à comprendre le monde d’aujourd’hui et à être présent dans l’actualité.
 
Quelques associations ont présenté les travaux qu’elles ont conduits dans l’année :
« une journée précarité » organisée par NSAE Ile France-Paris, Partenia 77, Partenia 2000, et Chrétiens sans frontière 95, en collaboration avec quatre autres associations : « Les restos du cœur », « La chorba », « Les tréteaux de la colère », « Droits devant ! ». Ils ont réfléchi sur le travail, l’immigration, le logement, le service public. Cette journée a été vécue comme un temps fort, très positif : « ça nous a rapproché entre associations, c’est quelque chose qui compte dans l’histoire qu’on essaie de faire ensemble ».
 
En Lorraine, Espérance 54 a porté ses efforts autour d’une question : « qu’avons-nous de spécifique à signaler aux hommes d’aujourd’hui ? »
 
Jonas Alsace : ils sont nombreux dans ce groupe, très organisé, et travaillent par thèmes :
            Faites le printemps
            Fête le printemps
            Fêter l’actualité de l’évangile aujourd’hui.
Il importe pour le groupe Jonas d’en être les témoins et les acteurs. Entre autre, d’aller au devant des jeunes générations, leur dire qu’il y a un avenir pour eux. Ce groupe privilégie les soirées festives et les temps de célébrations.
 
Aux Sables d’Olonne, il y a de nombreuses réunions théo, dans les divers cafés de la ville.
 
Chrétiens autrement à Orléans s’exprime dans la revue « Le cri des événements ». Il porte un soin particulier aux célébrations, elles peuvent revêtir des formes diverses : temps de partage autour d’une table avec des objets symboliques, des chants, de la poésie. Elle peuvent se dérouler au cours d’un repas.
 
Dans le groupe Evreux sans Frontières, A. Barbay insiste aussi sur l’importance des célébrations communes où viennent beaucoup de migrants. Les témoignages que peuvent faire les « sans papier » sont souvent bouleversants et, les chants africains qui accompagnent ces messages donnent à ces moments, une allure de beauté, et de vérité humaine.
A. Barbay insiste sur le fait qu’il y a une vraie demande en ce qui concerne les célébrations.
Elle présente aussi un projet d’été sur le thème de l’eau. Un projet qui se déroulera dans la maison Saint Antoine, aux Essarts Grand-Couronne près de Rouen, du 12 au 14 juillet en partenariat avec le CCFD. Une partie spirituelle sera à l’ordre du jour : nos soifs aujourd’hui, l’eau symbole universel de vie, l’eau notre responsabilité.
 
François Becker, responsable de l’international, est très actif dans le Réseau Européen Eglises et libertés. Il participe à la revue « Euro news » que l’on peut retrouver sur internet. En janvier, Parvis aura un statut participatif au niveau de l’Europe. Le réseau Européen s’est ouvert à d’autres pays du monde : l’Afrique, l’Amérique, le Canada. Un colloque a eu lieu à Strasbourg sur le thème : « cohésion sociale dans une Europe multiculturelle ». Les valeurs de l’Europe ne sont pas seulement celles prônées par la hiérarchie.
Du 1er au 4 mai, une rencontre du réseau Européen est prévue à Strasbourg. Un travail sur les religions, la spiritualité, fera partie des activités.
 
Parténia 77 s’exprime en évoquant le texte de M. Lemanchet : « Trop c’est trop », où ce dernier demande qu’un appel pressant soit lancé à l’ensemble des adhérents, groupes ou individus, pour constituer une force organisée de résistance, de contestation et d’innovation.
Parténia 2000 saisit l’opportunité pour présenter un projet de fête en 2008 : dire au monde entier combien nous somme heureux de l’existence de Parténia. Toutes les associations de Parvis sont invitées à se joindre à la réflexion. La date est fixée au 29 mars.
 
 
Le samedi après midi, des groupes de travail sont constitués pour réfléchir sur le thème : les valeurs communes à toutes les associations. La mise en œuvre concrète de ces valeurs. Vivre l’évangile aujourd’hui et non changer l’église. Faire circuler la vie entre nous et développer l’unité dans Parvis.
 
A 18 h nous nous réunissons pour célébrer ensemble notre vie. On nous rappelle que célébrer « c’est affluer de toutes parts pour faire la fête ». Nous affluons dans cette petite vallée vosgienne comme les vaguelettes d’un océan de réseaux régionaux, nationaux et mondiaux. En ce sens nous sommes « catholiques », c’est-à-dire ouverts sur l’universel.
 
Le rapport de ce travail fait en groupes a eu lieu le dimanche matin. Il porte la richesse d’un élan collectif, dont la quête s’oriente vers une fidélité au message de l’évangile, aux attitudes de Jésus. Se mettre au chevet de l’être humain partout où il souffre. Ce qui parle aux gens ce sont les actes que l’on fait ensemble. On est d’abord frère en humanité. Il faut entrer dans l’intelligence de ce que vit l’autre. On s’entraide à rester des hommes et des femmes debout, en recréant du lien social. Ce qui fait avancer l’autre, c’est la confiance, et le regard que je porte sur lui est important.
Les choses n’ont de sens que s’il y a passage à l’action, dans une priorité humaine qui se fonde sur des attitudes de non jugement et de respect de l’autre. De l’acceptation de nos différences naît une force de proposition, une force d’unité.
L’engagement et la recherche spirituelle sont inséparables, ces valeurs qui nous rassemblent doivent transmettre un témoignage de vie, et non une doctrine.
Pour se faire, chacun doit être en mesure d’écouter sa propre histoire c’est une voie incontournable pour construire une histoire commune. La richesse de Parvis est le fruit de nos diversités et aussi de nos différends possibles car nos histoires sont différentes. Nos analyses sociologiques, psychologiques et religieuses ne sont pas les mêmes.
Ce que je deviens dans ce que je fais est une question intéressante. Faire parvis, c’est peut être dépasser une histoire personnelle pour faire une histoire commune. C’est une chance pour se changer et grandir en humanité « Il est nécessaire d’être le changement qu’on voudrait dans le monde » affirmait Gandhi.
 
Enfin, deux jeunes de l’association « Courant d’air café » de Marseille ont pris la parole : « Nous avons beaucoup apprécié ces deux jours, tous vos engagements. Les jeunes vivent souvent en désaccord avec l’institution, et c’est rassurant pour nous de voir qu’il y a des gens qui vivent l’Evangile autrement, avec passion, avec le désir de s’enrichir ». Néanmoins ils regrettent un peu qu’il n’y ait pas eu plus de moments de recueillement. « Trop militants, pas assez méditants nous ont-ils dit ».
Toutes ces réflexions échangées ont mis en évidence les thèmes qui nous relient tous.
  

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  Cécile Entremont et Didier Vanhoutte  


L’élection du nouveau bureau du conseil d’administration s’est déroulée le samedi soir, et la nouvelle présidente, Cécile Entremont, a présenté ses orientations avant de terminer la rencontre.
« Je suis une femme d’écoute, et on va demander l’aide de tous et de l’Esprit. Je n’ai aucune fonction dans l’église, mais je suis émerveillée de voir comment des chrétiens se sont organisés et ont transmis ce message admirable de la petite lumière irréductible au cœur de chacun ».
C. Entremont est attirée par la vie intérieure, par ceux qui souffrent, « ceux là, dit elle,  sont proches de la vérité. Dans la modernité, on ne peut pas recevoir de dogmes. Par contre, l’homme et la femme ont besoin de mener une quête d’identité, de sens, pour que leur vie puisse rencontrer un témoin, un grand récit ou d’autres traditions de l’humanité ».
Le fait de se regrouper est important, il ne faut pas rester transi sur sa petite histoire. La confrontation à l’altérité permet la fraternité. Nous sommes convoqués à nous rencontrer.
Elle invite aussi à créer une unité entre notre intériorité et l’action que nous menons à l’extérieur. Une intériorité qui n’est pas agie peut tourner en illusion.
« Nous sommes reliés à un grand centre, Dieu, c’est cela qui fait de nous une possible communauté fraternelle » dit elle.
Nous devons être de plus en plus dans le respect de chacun, dans le non jugement et dans l’acceptation de toutes nos différences. Faire parvis, c’est faire l’apprentissage du vivre ensemble en osant la créativité.
Il est nécessaire d’adapter les structures de la fédération à l’évolution des besoins, afin de ne pas se rigidifier, affirme encore C. Entremont. Enfin elle souhaite une circulation des idées. Il lui apparaît souhaitable que chaque association envoie des délégués aux conseils d’administration de Parvis. Ce sont des lieux de rencontres, de richesses à partager, de projets à soutenir. Promouvoir ce qui est créatif est un enjeu pour l’avenir de notre fédération.
 
Le moment est venu de conclure, et la présidente nous souhaite de partir avec de la paix dans le cœur et la joie d’avoir vécu un temps fort ensemble.
La neige s’est mise à tomber, la montagne s’est faite douce, le monde est déjà à l’écoute.
 
Maryvonne Pinel, Partenia 2000

bergerie.jpg

au détour d'une route, dans les Vosges ....

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Tag(s) : #www.partenia2000
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