... la France sommée par la CEDH de renoncer
Contrairement à ce qu'essaie de faire croire le communiqué du
ministère français de l'immigration à propos du charter d'expulsion à
destination de Kaboul, dont le départ était prévu le 18 novembre,
l'annulation par la France de sa participation à cette opération
franco-britannique ne tient nullement à la mansuétude ou à la
générosité.
Elle s'explique par la réponse positive de la Cour européenne
des droits de l'homme (CEDH) qui, saisie par 11 Afghans en
détention à Coquelles, a demandé ce 17 novembre dans l'après-midi à
la France de renoncer à l'expulsion, la situation actuelle lui
apparaissant présenter un risque trop élevé de traitements inhumains
ou dégradants.
Une requête-type de saisine en urgence de la CEDH avait été mise à la
disposition des Afghans en rétention par la Cimade et le Gisti, qui
l'avait élaborée en commun. Une majorité des Afghans n'avait pas osé
la signer. La minorité d'entre eux qui s'y est résolu a évité à tous
un sort peu enviable
Jean-Pierre Alaux (Gisti)

Contrairement à ce qu'essaie de faire croire le communiqué du
ministère français de l'immigration à propos du charter d'expulsion à
destination de Kaboul, dont le départ était prévu le 18 novembre,
l'annulation par la France de sa participation à cette opération
franco-britannique ne tient nullement à la mansuétude ou à la
générosité.
Elle s'explique par la réponse positive de la Cour européenne
des droits de l'homme (CEDH) qui, saisie par 11 Afghans en
détention à Coquelles, a demandé ce 17 novembre dans l'après-midi à
la France de renoncer à l'expulsion, la situation actuelle lui
apparaissant présenter un risque trop élevé de traitements inhumains
ou dégradants.
Une requête-type de saisine en urgence de la CEDH avait été mise à la
disposition des Afghans en rétention par la Cimade et le Gisti, qui
l'avait élaborée en commun. Une majorité des Afghans n'avait pas osé
la signer. La minorité d'entre eux qui s'y est résolu a évité à tous
un sort peu enviable
Jean-Pierre Alaux (Gisti)

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