Transmis par les Prêtres Ouvriers de Caen
Equipe des prêtres ouvriers de Caen Le 22 octobre 2008
Claude Simon
3 rue Camille Guérin
14000 Caen
Père André Vingt Trois
Président de la Conférence
des évêques de France
Père,
Pour être bien sûrs que notre courrier vous parviendra, nous vous l'envoyons à l'adresse de l'archevêché de Paris. Mais en fait, c'est au Président de la Conférence Episcopale que nous l'adressons en vous demandant, bien sûr, d'en faire part, lors de l'Assemblée de Lourdes, à tous les évêques de France.
Et c'est justement à propos de cette assemblée que nous vous écrivons, comme nous le faisons depuis 1995, l'année du licenciement de Jacques Gaillot.
Au départ, nous posions la question à vos prédécesseurs : « La porte de l'assemblée annuelle de Lourdes va-t-elle enfin être ouverte à Jacques Gaillot ? »
Depuis 2005, elle est devenue : « Pourquoi est-elle fermée ? ». Car il doit bien y avoir une raison ou un prétexte à cette exclusion d'un évêque français qui a fait du diocèse fantôme de Partenia un diocèse sans frontière.
Etant d'affreux croyants en la parole de Jésus : « Frappez et on vous ouvrira ! » qui pourrait se traduire par « Ecrivez aux évêques et ils vous répondront... »
(mais nous attendons depuis 1995), nous espérons que vous serez le premier président des évêques de France à le faire.
Dans cette attente, nous vous adressons nos salutations.
L'équipe des prêtres ouvriers de Caen
Michel Gigand, Michel Lefort, Jean Marie Peynard, Jose Reis, Claude Simon.
Contact Claude Simon.
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Transmis par P. et C. Réguer,
qui paient leur « denier de l'Eglise », pour moitié au diocèse du Havre et pour moitié à Partenia !
"DENIER DE L'EGLISE 2008"
A l'attention de notre Evêque du HAVRE et de tous les Evêques de France
Notre blessure de Janvier 1995 n'est toujours pas cicatrisée. Notre cri, comme celui de beaucoup de nos frères, n'est toujours pas entendu. Nous craignons qu'un jour les mots nous manquent pour le crier.
Personne ne peut nier la fidélité de Jacques GAILLOT à son Eglise. Nous ne sachons pas que quelque reproche puisse être formulé contre lui, que ce soit au plan de la doctrine, que ce soit au plan de la morale. L'Eglise, comme elle en a l'habitude, attendra-t-elle quelques décennies, voire quelques siècles pour reconnaître son erreur d'avoir obtempéré aux exigences d'un pouvoir politique dont on souhaiterait tant la voir s'affranchir ? Il nous semble que Jacques GAILLOT répond favorablement aux invitations qui lui sont adressées, par exemple, pour accueillir les papes à LOURDES, par exemple, pour animer des retraites dans l'archevêché de LYON ou dans l'évêché de CAYENNE. Pourquoi la porte de l'assemblée épiscopale lui reste-t-elle fermée ? Pourquoi montre-t-on plus de compréhension à l'égard des traditionnalistes qui ne renoncent à rien des motivations de leur schisme ? Nous ne pouvons oublier l'institut du Bon Pasteur ni l'ordination de prêtres traditionnalistes de cet institut, ni l'emprise de plus en plus grande de l'Opus Dei. Est-ce trop demander que de souhaiter ouverture et accueil pour l'évêque français des exclus qui a fait du diocèse fantôme de PARTENIA un diocèse sans frontière ?
Nous ne faisons que joindre notre voix à celle de beaucoup d'autres catholiques dont celle des prêtres-ouvriers de CAEN : Michel GIGAND, Michel LEFORT, Jean-Marie PEYNARD, Jose REIS, Claude SIMON que nous avons bien connu au HAVRE autrefois.
Pour conclure sur une note positive nous n'oublions pas les positions de notre évêque du HAVRE en matière d'immigration ni son appel récent à l'occasion de la menace qui pèse sur les travailleurs de Renault.
Vieux militants de l'Action Catholique Ouvrière, nous nous permettons de vous livrer la conclusion d'un appel assez récent (22 Juin 2008) de notre mouvement, appel intitulé :
« FOLIE DE CROIRE »
Nous, membres de l'A.C.O., engagés avec tous ceux qui sont dans l'action collective, nous refusons de croire à ce fatalisme dans lequel on veut nous enfermer.
Nous faisons le choix de croire qu'un autre monde est possible. Nous savons qu'ensemble, nous pouvons inventer notre avenir et l'avenir du monde.
Nous faisons le choix de croire que la solidarité peut nous sortir de cette situation accablante. Nous en sommes déjà témoins et acteurs dans nos organisations et associations : nous luttons avec les sans papiers, nous agissons pour l'école, nous refusons la précarité, nous défendons le droit au travail...
Face à ce système qui détruit l'Homme dans son humanité, nous faisons le choix de croire que la fraternité est source d'espérance et d'avenir pour notre monde. Cette espérance prend source dans le message de Jésus Christ qui nous révèle que nous sommes tous enfants d'un même Père. Il a fait passer la justice avant l'ordre établi, l'Amour avant la loi. Il nous offre la joie de croire que son chemin est chemin de vie.
Tous Frères ! Une utopie ? Une folie ?
Eh bien, nous voulons être des utopistes et des fous ! Et si ensemble, nous faisions le choix de croire que c'est vraiment ce dont notre monde a besoin."
Dans le même esprit, ce ne serait que justice de la part de l'Eglise de reconnaître une forme de présence de l'Evangile au monde assurée par Jacques GAILLOT dont les messages mensuels sont traduits en sept langues.
ECRAINVILLE, le 29 Octobre 2008
Christiane REGUER Paul REGUER
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Nous croyons devoir ajouter, pour information que nous n'avons eu à ce jour (21 Novembre) aucune réaction du diocèse du HAVRE ni de notre paroisse Saint-Jean des Campagnes, pas plus que les nombreuses autres années où le versement de notre denier de l'Eglise était accompagné d'une demande allant dans le même sens. Peut-être pourrait-on s'adresser à la conférence épiscopale, mais nous n'en avons pas l'adresse.
Fraternellement.
Christiane & Paul
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