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Transmis par Anthony Whitney

cher-es ami-es   Ci-joint et ci-dessous pour information un communiqué de la FTCR, association tunisienne, de solidarité avec les étudiants syndicalistes de l'UGET en grève de la faim et envers les étudiants de l'UGET emprisonnés depuis 7 mois.  
Que chacun-e d'entre vous intervienne si vous le pouvez dans les organisations ou associations où vous êtes engagés. 
 cordialement anthony whitney


Solidarité avec les grévistes de la faim

Pour la réintégration inconditionnelle de tous les étudiants exclus de l'université en Tunisie.


Le 11 février 2009, cinq militants et responsables syndicaux de l'UGET (Union 
Générale des Etudiants Tunisiens) ont entamé une grève de la faim illimitée pour protester contre leur exclusion de l'université pour leurs activités militantes et de défense des intérêts des étudiants tunisiens. Ils exigent leur réintégration et celle de  tous les étudiants exclus arbitrairement.



Cet état de fait résulte de l'acharnement des autorités tunisiennes contre les défenseurs des droits humains, des syndicalistes et des organisations progressistes. Après la LTDH, les magistrats, les enseignants,  le mouvement social du bassin minier de Gafsa..., c'est le tour de l'UGET, de subir le courroux du régime.

Le mouvement estudiantin en Tunisie passe par une période sombre caractérisée par la multiplication des actes d'intimidation à l'encontre des militants et de leur organisation. Depuis un an, l'UGET, mouvement indépendant, se trouve empêcher d'organiser son 25ème congrès. Ces pratiques arbitraires et anti-démocratiques nous rappellent  l'année 1972 et le complot fomenté par le régime tunisien de l' époque, pour obstruer la poursuite des travaux du 18ème congrès de l'UGET et instaurer un syndicat fantoche.

L'acharnement du régime tunisien contre les militants de l'UGET ne faiblit pas et acquiert une tournure de plus en plus grave. Les dirigeants du mouvement estudiantin sont constamment harcelés,  arrêtés, condamnés, emprisonnés et dans la plupart des cas exclus définitivement de l'université. L'exclusion de l'université est une pratique courante pour anéantir toutes les contestations possibles au sein de l'université et au-delà. Les autorités tunisiennes, par leur attitude,  cherchent à étouffer toutes les revendications légitimes concernant les conditions d'études et de vie normales.
La politique que mène le pouvoir tunisien à l'encontre des étudiants s'insère dans une politique d'ensemble caractérisée par la répression  de tous les mouvements sociaux en Tunisie. Laquelle répression,  que subit le bassin minier en est l'illustration la plus criante.

Afin de dénoncer l'arbitraire,  cinq étudiants* ont entamé une grève de la faim illimitée dans le minuscule local de l'UGET au 19 rue Napoulse à Tunis. Une grève légitime et soutenue par toute la mouvance progressiste en Tunisie.

La FTCR (Fédération des tunisiens pour une citoyenneté des deux rives) rejoint cet élan de solidarité avec les étudiants grévistes.

La FTCR fait sienne les revendications des grévistes et appelle :

- à la réintégration de tous les étudiants exclus de l'université,

- l'arrêt des poursuites judiciaires contre les étudiants poursuivis et la libération des emprisonnés,

- l'arrêt de la politique de harcèlement systématique, de violence et de répression contre les militants du mouvement étudiant,

- le droit des syndicalistes de l'UGET, de tenir librement leur 25ème congrès,

- le maintien d'un syndicat libre, démocratique et militant.

Nous appelons les organisations estudiantines, de jeunesses, de défense des droits humains et tous les démocrates à soutenir activement les étudiants tunisiens en grève de la faim pour leur réintégration à l'université et le soutien  du combat que mène l'UGET pour son indépendance.

*Ces étudiants sont :

- Mohamed Bouallague, 3ème année droit, exclu de la faculté de droit de Tunis au cours de l'année universitaire,

- Mohamed Essoudani, 1er année économie, exclu de la faculté de Mahdia (2006-2007),

- Aymen Ejaâbiri, 1er année économie, exclu de la faculté de Mahdia (2006-2007),

- Taoufik Ellouati, 2ème année mathématiques et informatique, exclu de la faculté  des sciences de Tunis (2007-2008),

- L'étudiant Ali Bouzouzia participe à la même grève par solidarité.

 

Pour le Bureau fédéral
Mouhieddine CHERBIB
Paris le 22.02.09


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Tag(s) : #www.partenia2000
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