Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Le 17 mars 2007, Partenia 2000 tenait son Assemblée Générale.

Les photos :

La video :
 
 
 
 
 
 
PARTENIA 2000
Assemblée Générale, le 17 mars 2007
 
 
 
 Mars 2006 – Mars 2007 : la vie de l’association
 
 
Il y a un an, nous étions au Théâtre de verre. Malgré le froid, nous avions pu nous dire comment, dans nos différentes associations, dans nos différentes régions, comment nous luttons contre l’exclusion. Nous participons aux luttes contre l’injustice, contre la pauvreté, là où nous habitons. Souvenez vous des témoignages concernant l’action des uns et des autres dans le domaine de l’habitat, avec les gens du voyage, contre l’exploitation prostitutionnelle, avec des licenciés, avec les sans papiers, avec le MRAP et la LDH, avec Droits devant ! Nous avons compris que les adhérents de Partenia 2000 sont des personnes qui mettent la main à la pâte.
 
Depuis mars 2006, vous avez pu le constater en lisant La Lettre de Partenia et en jetant un coup d’œil sur le blog Mouvance Partenia, nous avons continué dans ce sens. Que ce soit à Paris, en banlieue ou en province. Vous avez tous lu attentivement les 5 numéros de la Lettre de Partenia sortis depuis la dernière AG. Je voudrais souligner ici la contribution de Marie Thérèse Allex dans le n°41. Elle n’était pas avec nous l’an dernier. Je l’ai un peu bousculée pour quelle soit avec nous cette année et pour qu’elle nous dise un mot sur son travail car ce n’est pas fréquent de rencontrer des personnes qui font ce qu’elle fait !
Je lui laisse la parole, pour qu’elle puisse rattraper son retard !
 
Cette année, en ce qui concerne l’exclusion qui touche les sans papiers, nous allons faire un pas de plus en essayant de répondre à la question : pouvons nous agir sur certaines causes de l’immigration ?
 
Mais avant d’arriver à ce chapitre, je voudrais d’abord répondre à une autre considération. Deux ou trois adhérents qui ont renouvelé leur adhésion ces jours ci, font à peu près la même réflexion. Et puisqu’elle se répète, il faut en tenir compte. L’un d’eux écrit : « Chers amis. Je comprends bien votre ré-interpellation de notre société. Comment être croyant sans le faire ? Mais comment être croyant sans aussi ré-interpeller notre Eglise... Ce qui ne parait plus dans votre littérature ! Il me semble que soutenir Jacques Gaillot nécessite les deux à la fois. Bien cordialement ».
 
Cette perception est donc partagée par plusieurs personnes. Est-elle juste ? Il faudrait demander à un spécialiste de mesurer dans notre littérature, la part faite à l’un et à l’autre domaine. Mais ce qui pourra se mesurer difficilement, c’est le nombre de lettres écrites par les uns et les autres, aux évêques et à Rome. La championne est sans doute Antoinette Bouillot qui a payé, écrit et envoyé 150 cartes à tous les évêques français, au pape, au nonce, et à quelques autres cardinaux. Toutes nos félicitations ! Faut-il rappeler que nous avons édité un jeu de cartes postales, et que sur deux d’entre elles un texte imprimé ne demande qu’à être signé et envoyé aux autorités de notre Eglise. Comme Antoinette, vous êtes nombreux à ne pas vous décourager : vous continuez à écrire ou même à rencontrer vos évêque pour leur faire part de votre indignation. Vous êtes plusieurs aussi à ne pas payer votre denier du culte dans votre diocèse, préférant verser la somme équivalente à Partenia 2000.
Vous êtes nombreux donc à écrire à vos évêques et à nous en faire part. Commencer à citer des noms, c’est s’exposer à des oublis. Les prêtres ouvriers de Caen écrivent régulièrement, tous les ans, au président de la Conférence épiscopale. Permettez moi de citer aussi la dernière lettre que nous avons reçu, celle de Monsieur Marcel Lesage adressée également au Cardinal Ricard. Vous la trouverez sur la table.
Ceci dit, il reste que l’équilibre entre « interpeller l’Eglise » et « interpeller la société » reste difficile à trouver et à garder, au jour le jour. Il faut faire l’un sans oublier l’autre.
 
Cet équilibre, le Conseil d’administration s’efforce de le garder. Une réunion du Bureau et trois réunions du CA se sont tenues depuis la dernière AG.
Le 20 mai 2006, quatre personnes de l’ancien bureau ont été reconduites à l’unanimité : Gérard Warenghem, président, George Kauffmann, vice président, François Tanguy, trésorier, Hélène Dupont, secrétaire. Charles Poulet a accepté d’être le directeur de La Lettre de Partenia, Philippe Piéplu a pris la relève de Jacques Gougeon au niveau de sa confection. Gérard Warenghem, Jean Garnier et Martine Hébert représentent Partenia 2000 à la Fédération Réseaux des parvis, à l’Observatoire Chrétien de la Laïcité et au Réseau européen Eglises et liberté. Pour renforcer les liens avec ces différentes structures, il nous faudrait du renfort. Je fais ici un appel aux bonnes volontés !
Le 16 septembre, nous avons réussi à être présent au Forum des associations du 12ème arrondissement tout en tenant un Conseil d’administration. CA où nous avons pris la décision de réaliser dans chaque numéro de la Lettre, un dossier. Philippe vous en parlera plus longuement. C’est aussi le 16 septembre que nous avons été amenés à faire un choix. Signer ou ne pas signer l’appel du MRAP pour une régularisation massive de tous les sans papiers. Après une longue discussion nous avons finalement opté pour ne pas signer cet appel, pour continuer à lutter contre l’exclusion des sans papiers et pour mener en même temps le combat suivant : lutter contre les causes de l’immigration dans la mesure où elles sont le fait des pays riches. Vous avez reçu un questionnaire à ce sujet et nous prendrons un temps cet après midi pour approfondir notre réflexion sur cette réalité. En partant d’un exemple très précis, celui du pétrole et de la Campagne : « Publiez ce que vous payez »
 
Relations
Les adhérents de Partenia 2000 sont toujours en relation avec d’autres associations, au niveau local d’abord. Difficile de faire l’inventaire. Certains adhérents, certains groupes envoient régulièrement de leurs nouvelles, et vous pouvez les retrouver dans la Lettre de Partenia ou sur le blog Mouvance Partenia. Il s’agit de comptes rendus de réunion, souvent très riches, comme ceux de Partenia 07 par exemple. Il s’agit quelquefois d’un simple mot comme celui, venu de Perthuis que je peux citer dans son intégralité : « Merci de nous tenir au courant de tout ce qui se fait, nous en faisons part à NSAE de la vallée d’Aigues. »
 
Philippe vous parlera cet après midi de La Lettre, je voudrais vous dire ici un mot sur le groupe « Mouvance Partenia » et sur le Blog du même nom. Le groupe « Mouvance Partenia » est ouvert à toutes les personnes qui se sentent à l’aise dans Partenia, qui disposent du courrier électronique et qui souhaitent échanger. Avec une seule adresse, il est possible de communiquer avec tous les inscrits sur la liste (88 personnes aujourd’hui). La Lettre parait tous les trimestres, mais grâce au courrier électronique, il est facile et peu coûteux d’échanger à tout moment, des informations, des coups de cœur, des coups de gueule, des points de vue, des comptes rendus d’action.
Depuis un an, ces mêmes communications peuvent être mises sur le blog :
 
Le premier article a été mis sur le blog le 14 mars 2006. Et depuis cette date, 8 852 visiteurs ont vu 23 862 pages. Ce n’est rien à côté du site Partenia dont nous parlera Katharina, mais c’est mieux que d’autres ... !
L’avantage du blog c’est qu’il permet d’illustrer les articles par des photos et même par des vidéos. On ne peut pas être partout à la fois, mais il peut être intéressant de savoir que d’autres se démènent ici ou là, et qu’avec les mêmes préoccupations, nous avons peut-être des chances de faire bouger les choses. On ne peut pas être spécialiste en tous domaines, mais il peut être intéressant de savoir que sur tel ou tel sujet, certaines personnes s’investissent davantage. Pour entrer dans la liste (ou pour en sortir), il suffit de le faire savoir.  
 
Toujours au chapitre Relations :
Par rapport à la Fédération Réseaux des Parvis : nous avons participé à la Rencontre Annuelle sur le Parvis (RAP). C’était à Paris les 25 et 26 novembre 2006. Vous êtes peut-être parmi les 927 personnes qui ont vu le résumé filmé que j’ai mis sur le blog Mouvance Partenia.
A ce jour, une cinquantaine d’associations sont fédérées dans les Réseaux des parvis. Au cours de la Rencontre Annuelle nous avons réfléchi sur la diversité : les diversités internes, dans nos groupes, et celles constatées entre nos différents groupes. Une autre réflexion est d’ores et déjà commencée sur nos valeurs communes.
Ici, je voudrais, pour être plus concret et pour ne pas aller chercher loin, vous dire un mot sur la journée organisée samedi dernier par 4 associations de la Fédération. Il s’agit de Partenia 77, de Nous sommes aussi l’Eglise (Ile de France), de Chrétiens sans frontières 95 et de Partenia 2000. Le thème de la journée qui a rassemblé quelques 70 participants était : « La précarité ne se gère pas, elle se combat ! ». Le matin, quatre chapitres ont retenu notre attention : Précarité et logement, avec Jean Louis Joliot, Précarité et travail, avec Jacques Cotta, Précarité et immigration, avec Jean Claude Amara, Précarité et services publics avec Gilles Balbastre. L’après midi, après le repas servi par la Chorba, nous avons eu des débats avec des témoins. Une journée très dense, qui s’est terminée de façon festive avec les Tréteaux de la colère qui nous ont interprété leur dernier spectacle : « Le prix de l’homme ».
 
Pour terminer ce chapitre relation, je vous rappelle que Partenia 2000 fait désormais partie du « Réseau européen Églises et Liberté ». Pour que ce réseau soit encore davantage attentif aux questions de l’immigration, et plus généralement aux relations avec l’Afrique, il avait été fortement suggéré à Partenia 2000 de faire partie du Réseau. Ce que nous avons accepté. Il faut tenir les deux bouts de la chaîne. Les sans papiers dont nous sommes souvent très proches ne quittent pas leur pays de gaieté de cœur. Ils ne viennent pas à Calais parce qu’on leur sert une soupe sur le quai du port. Et souvent l’Europe n’est pas étrangère à la situation qui prévaut dans leur pays. Lors de l’Assemblée Générale du Réseau, à Wiesebaden, en mai 2006, notre demande a été acceptée (malgré notre absence, mais vu notre réputation...). Partenia 2000 a été accepté immédiatement comme membre nemine contradicente ! Il y a encore du latin sur les parvis ... 
Nous serons présents à la prochaine AG, à Lisbonne, début mai 2007.
Pour en terminer avec le niveau européen, sachez que nous participerons au Colloque International, Interculturel et Interconvictionnel : « Cohésion sociale dans une Europe multiculturelle : rôle et impact des courants de pensée et des religions ». Colloque qui aura lieu à Strasbourg, au Conseil de l’Europe, les 3 et 4 octobre 2007. Sachez enfin que nous avons signé la déclaration des mouvements catholiques de base sur l’Europe future à cinquante ans du traité de Rome : « Quelle Europe au commencement du millénaire ? ». La hiérarchie de notre Eglise n’est pas la seule à pouvoir parler !
 
Perspectives d’avenir
Malgré l’age qui commence à compter pour beaucoup d’adhérents, la vitalité de l’association ne se dément pas. Je voudrais reprendre les termes de Lucienne Buton dans le numéro 42 de la Lettre : « Pas de retraite pour les militants de Partenia 2000. Et ce n’est que du bonheur ! ».
 
Que ce soit à Paris ou à Bruxelles, en banlieue : à Saint Denis, à Fontenay sous bois ou à Cachan, que ce soit à Saint jean le Centenier, à Vouécourt, ou à Pertuis, à Moulins, à Caen, à Nevers ou à Toulouse, un peu partout, comme je le disais au début, les adhérents mettent les mains dans le cambouis.
Comme l’écrivaient Lucienne, André et Madeleine, et c’est par là que je termine : « Vieillir, avancer dans la vie avec la maturité qui sied aux hommes et aux femmes de plus de 65 ans est une richesse. Nous avons eu des responsabilités dans l'Eglise, les syndicats, les partis politiques, l'animation, etc.... et nous sommes toujours debout. A quatre-vingt ans passés, battre le pavé pendant des heures à l'occasion d'une manifestation avec les sans papiers n'est pas toujours évident mais nous donne le sentiment d'être encore utile à quelqu'un, nous permet d'exister dans le regard de ceux-ci qui sont infiniment reconnaissants ». Et ce n’est que du bonheur !
 
A Paris, le 16 mars 2007
Gérard Warenghem
 
Publicité
Tag(s) : #www.partenia2000
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :