Un bémol ....
Un concert de louange accompagne généralement les défunts. Sans occulter tout ce qui se dit en ce moment sur le défunt cardinal, Mgr Lustiger, permettez moi tout de même de mettre un bémol.
Un concert de louange accompagne généralement les défunts. Sans occulter tout ce qui se dit en ce moment sur le défunt cardinal, Mgr Lustiger, permettez moi tout de même de mettre un bémol.
Je ne vais pas reprendre ici comment la « Coordination Jeunesse africaine en Ile de France », ex-aumônerie catholique des étudiants africains est morte en l’an 2000, (il
existe un fascicule de 47 pages sur la question). Le 3 novembre 1999 un courrier nous annonçait que cette aumônerie n’existerait plus au-delà du 30 août 2000. Une belle perspective pour commencer
l’année.
Je voudrais simplement rappeler que nous avons écrit très poliment aux évêques concernés, et en premier lieu, à l’archevêque de Paris et que « Nos Seigneurs » n’ont
jamais daigné répondre sérieusement à nos questions.
D’où ma réaction au chapitre 16 de mon livre : « La Joie de vivre en communauté, en Afrique ou en Europe »
Ce n’est plus le moment de polémiquer, mais c’est une occasion de relire l’évangile et de chercher à comprendre l’autorité à la façon du Christ.
Je vous laisse méditer ce qui suit et qui n’est pas signé.
Gérard Warenghem
Gérard Warenghem
Le Lavement des pieds (Jn 13, 1-15)
Le lavement des pieds est un geste riche de symbolisme; geste difficile à comprendre, difficile à accepter et difficile à imiter. Et pourtant, si nous ne le
comprenons pas, nous ne l’accepterons pas et si nous ne l’acceptons pas, nous ne l’imiterons pas, malgré la demande de Jésus. L’introduction solennelle à cette scène vaut pour tout le livre de la
Passion, qu’elle met sous le signe de l’amour qui donne tout son sens à l’œuvre de Jésus et particulièrement à la Passion.
Le Serviteur nous met ainsi en présence du mystère d'un pouvoir rendu efficace en s'exerçant comme un non-pouvoir. Ce mystère fait partie intégrante du mystère de
la vie.
On l'ignore aux niveaux élevés où s'exerce le pouvoir des grands.
Mais on le met continuellement en oeuvre au niveau de la vie banale de chaque jour. La mère qui marche au pas de son tout-petit dans un couloir du métro se
désapproprie du pouvoir qu'elle aurait de le transporter comme un objet pour aller plus vite. Mais elle croit en son enfant. Exerçant son pouvoir sur lui comme un non-pouvoir, elle rend possible
sa croissance vers plus de vie.
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